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La guerre dans le Pool continue, l’indifférence aussi…
05 juil, 2017 Leslie Varenne

Contrairement à ce que pourrait laisser penser l’actualité médiatique et l’agenda diplomatique, le conflit dans la région du Pool au Congo Brazzaville, commencé en avril 2016, se poursuit. Cette guerre déclarée contre le pasteur Ntumi, qui mène une résistance armée, et les habitants de cette région engendre chaque jour son lot de crimes contre l’humanité (1).

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Libye : jusqu'ici tout va mal...
28 juin, 2017 Leslie Varenne

Le 1er juin dernier, le groupe d’experts des Nations Unies pour la Libye a rendu public son rapport final (1). La seule lecture de la table des matières brosse le tableau apocalyptique de ce qu’est devenue six ans après la Jamahiriya de feu le colonel Kadhafi : enlèvements ; détentions arbitraires et tortures ; massacres ; exécutions sommaires de détenus ; attaques sans discrimination ; violations des droits fondamentaux des migrants ; contrebande de carburant ; trafic de migrants et traite des personnes ; ingérence des groupes armés dans les affaires des institutions publiques; et bien entendu violation de l'embargo sur les armes, etc.  

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La France au Mali
23 juin, 2017 Leslie Varenne

Intervention de l'IVERIS dans "Désordre mondial" sur la radio Sputnik, une émission animée par Rachel Marsden avec Thiambel Guimbayara, journaliste à la Voix du Mali et Emmanuel Dupuy, Président de l'IPSE.  

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Deux ans après l'accord d'Alger, le Mali en danger
19 juin, 2017 Leslie Varenne

Il y a tout juste deux ans, Le 20 juin 2015, était signé l’Accord d’Alger qui devait ramener la paix et la réconciliation au Mali. Or, cet Accord signé par la République du Mali, les milices pro-gouvernementales (plateforme) et la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) est resté lettre morte. Les tensions sont de plus en plus fortes, comme le montre les derniers événements de Kidal où les milices proches du gouvernement de Bamako s’affrontent avec des éléments proches de la CMA. En prime, après avoir été défaits par l’opération française Serval, les djihadistes maliens se sont réorganisés et agissent désormais jusque dans le Centre et le Sud du pays et contaminent les pays voisins, le Niger et le Burkina. Le nouvel attentat du 18 juin à Bamako n’est donc pas une surprise. Faute de moyens et surtout de volonté politique, ni l’armée malienne, ni la mission des Nations Unies dans ce pays (Minusma), ni l’opération française Barkhane, qui a succédé à Serval, ne parviennent à contenir le phénomène. Pour comprendre la situation malienne, l’IVERIS propose un entretien avec Moussa Ag Assarid, ancien représentant du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) en Europe. 

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Carnets de route d’un Africain de Loïk Le Floch-Prigent
10 juin, 2017 Leslie Varenne

Le dernier livre de Loik Le Floch-Prigent est fait d’un étrange alliage, entre essai, album souvenir, récit d’explorateur et carnet de voyage. Au fil des pages, l’auteur dessine son portrait de l’Afrique en évoquant tous les sujets « du lien social ancestral qui se maintient avec une prodigieuse vitalité » aux pratiques mystiques en passant par toutes les religions qui se côtoient sur le continent. L’ancien PDG d’Elf, qui connaît le Congo Brazzaville aussi bien que son propre pays, revient évidemment sur le drame que vit la région du Pool. « La semaine qui suivit les élections, on dut bien massacrer plus de six cents personnes » écrit-il, devant ce désastre, il cherche les moyens de mettre fin au carnage et s’adresse à la Croix Rouge Internationale pour constater les faits et venir en aide aux populations. Mais le CICR ne fera rien, « n’étant pas autorisé à rentrer dans le Pool, il attendait le bon vouloir des autorités ! » Ainsi vont les organisations humanitaires en Afrique, Loïk le Floch Prigent leur dédie un chapitre entier et dénonce leurs effets pervers : « la colonisation avait vu la mainmise des Blancs sur la marche des pays, leurs contours, leurs administrations et leurs règles : les ONG vont poursuivre ce recours permanent à l’extérieur, cette soumission à des moyens venus d’ailleurs. »

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Meurtres en série dans le Kasaï
04 juin, 2017 Leslie Varenne

Depuis le 20 décembre 2016, date de la fin constitutionnelle du mandat du Président Joseph Kabila, la République Démocratique du Congo (RDC) vit une crise politique, sociale et sécuritaire majeure. Pour calmer les Congolais et ne pas risquer un embrasement du pays, le gouvernement a initié des dialogues politiques entre sa majorité et l’opposition. Le 31 décembre 2016, sous l’égide des évêques catholiques, un accord a été signé entre toutes les parties. Selon cet accord, l’élection présidentielle devait se tenir avant la fin 2017, mais il y a fort à parier que cet engagement ne sera pas tenu, aucune date n’ayant été encore annoncée. Si Kinshasa, la capitale, est restée calme malgré les remous politiques, des troubles ont éclaté des de nombreuses provinces : au Nord et Sud Kivu, au Kongo-Central, en Ituri et au Tanganyika. Les événements les plus graves se sont déroulés dans le Kasaï-Central. Depuis août 2016, ces troubles ont fait, selon l'ONU, des milliers de morts, dont 3 300 pour les seuls cinq premiers mois de l’année 2017. Quarante fosses communes ont été mises à jour et plus d’un million de personnes ont été déplacées. 
Pour comprendre les événements qui se déroulent dans le Kasaï, l’IVERIS propose un entretien avec Robert Kongo, correspondant en France du journal kinois, le Potentiel.

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La Côte d'Ivoire face à ses démons
19 mai, 2017 Leslie Varenne

Pour la quatrième fois en six ans, des mutins ont tenu la Côte d’Ivoire au bout de leurs kalachnikovs. Pendant quatre jours, une grande partie d’Abidjan et presque toutes les villes de l’intérieur ont été sous leur contrôle. Ce dernier accès de fièvre, n’est en réalité rien d’autre que le énième soubresaut de la guerre de 2011 qui n’en finit pas de livrer ses spasmes. Si cette guerre n’a pas produit des effets aussi visibles et délétères que celle qui a eu lieu en Libye, elle a néanmoins engendré une crise systémique qui secoue le pays à intervalles réguliers. Le Président Alassane Ouattara est un des premiers responsables de cette situation, mais il en est aussi le prisonnier. Comme en Irak en 2003, l’armée républicaine de Côte d’Ivoire a été totalement déstructurée par cette guerre. Depuis son accession au pouvoir, il est un chef sans armée, dépendant des commandants de l’ex-rébellion qui l’ont aidé à s’installer. En six ans d’exercice, il n’a pas su, pas pu ou pas voulu remédier à cette situation. Il n’a donc pas eu d’autre solution que de plier, de satisfaire les exigences des soldats insoumis et de payer les 7 millions de CFA réclamés par chacun des 8400 insurgés, quitte à sortir de cette séquence très affaibli (1). De toute évidence, il n’y avait pas d’alternative, puisque l’armée « loyaliste » ne montrait aucune velléité d’aller mater les mutins.


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Insécurité maritime et insécurité alimentaire
18 mai, 2017 Leslie Varenne

Les conférences organisées par le ministère des Armées ont le mérite d’être claires, précises, concises. Ce fut le cas, une nouvelle fois, ce 17 mai, pour celle portant sur le Golfe de Guinée et l’insécurité maritime, animée par le vice-amiral, Emmanuel de Oliveira, commandant en chef pour l’Atlantique. L’insécurité maritime touche les 18 Etats du Golfe de Guinée qui tous ont une très forte dépendance à la mer [1]. 

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Dans les médias
04 mai, 2017 Leslie Varenne

Emission "Vendredi c'est permis" sur Africa N°1 animée par Francis Laloupo à laquelle a participé Leslie Varenne.

Sujets traités : La sortie des Etats-Unis de l'accord de Paris, les législatives françaises, la fin du dialogue politique au Gabon et les sanctions financières des US et de l'UE à l'encontre de certains dignitaires de la République Démocratique du Congo. 

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Alstom vendu à Bombardier ?
02 mai, 2017 Leslie Varenne

 

Alstom, scandale d’Etat, saison 2.

Résumé de la saison 1 : le 19 décembre 2014, l'assemblée générale des actionnaires d'Alstom a autorisé la vente des activités de sa branche Energie à General Electric (GE). La France capitulait devant son allié américain en lui cédant, dans des conditions litigieuses et rocambolesques, les activités rentables et stratégiques d’un de ses fleurons industriels.

Patrick Kron, PDG d’Alstom et artisan de cette vente à GE, motivait ainsi cette reddition en rase campagne : « les marchés sont en train de changer (...) et nous n'avons pas la taille critique". D'où la nécessité pour Alstom de « s'adosser à un concurrent qui a les reins suffisamment solides pour affronter la concurrence. C'est la garantie de l'emploi pour les salariés. » Par ailleurs, le produit de la vente de la branche Energie devait renflouer la branche Transports et lui assurer un avenir pérenne.

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Quelle pourrait être la politique étrangère d’Emmanuel Macron ?
28 avril, 2017 Leslie Varenne

Ils étaient 11, il n’en reste plus que 2. Dans cette campagne présidentielle qui ressemble à un jeu de téléréalité, la politique internationale a été, une fois encore, le parent pauvre du débat. Pourtant, le monde est en proie à de grands tremblements ; le risque d’attaque nucléaire est sérieusement envisagé ; la catastrophe afghane est réactivée [1], chaque jour des milliers de civils meurent dans les guerres d’Irak, de Syrie, du Yémen ou lors de conflits larvés comme en République Démocratique du Congo, au Congo Brazzaville, dans le Sahel. Ce début de 21ème siècle signe également la recrudescence de pratiques barbares lors de ces conflits [2]. Face à cet état des lieux, que fera Emmanuel Macron, s’il est élu le 7 mai 2017 ? Remettra-t-il en cause les grandes lignes suivies par le Quai d’Orsay depuis dix ans, qui ont conduit la France à être au mieux inefficace et inaudible, au pire, de se faire l’apôtre des va-t’en guerre ? Sa dernière déclaration concernant la Syrie ne prédispose pas à penser qu’il opérera de changement. Le 28 avril à Amiens, il a, en effet, déclaré « Je condamne avec la plus grande fermeté l’utilisation d’armes chimiques par le régime de Bachar el-Assad. Cela contrevient d’une part au Droit International et d’autre part aux accords de 2013. Et donc si je suis élu président de la République, je prendrais les dispositions en lien avec la coalition et, si possible sous mandat de l’ONU, mais même sans mandat de l’ONU pour neutraliser ses capacités chimiques du régime de Bachar el-Assad ». Avec cette annonce, non seulement Emmanuel Macron inscrit ses pas dans les traces des deux derniers Présidents de la République qui ont toujours privilégié les valeurs, « l’ingérence humanitaire », aux principes, le droit international, mais à l’instar de Donald Trump, il s’octroie la possibilité d’une intervention unilatérale. Cela étant, il faut rester prudent et ne pas prendre au pied de la lettre les déclarations d’un candidat en campagne, le pire n’est jamais certain, il y a souvent des gaps abyssaux, heureux ou malheureux entre les paroles et les actes. En revanche, le choix des hommes pressentis pour le conseiller dans ce domaine donne des indications plus crédibles que des bribes de discours déclamés sous les feux de l’actualité. Deux noms ont particulièrement attiré l’attention de l’IVERIS, ceux de Gérard Araud et de Justin Vaïsse.

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Congo Brazzaville : un si triste anniversaire
06 avril, 2017 Leslie Varenne

Le 4 avril 2016, une dizaine de jours après la réélection contestée de Denis Sassou Nguesso à la Présidence de la République, les premiers bombardements s’abattaient sur le département du Pool au Congo Brazzaville. Le 4 avril 2017, deux hélicoptères de combat bombardaient la localité de Missafou. Bilan provisoire : 4 morts, 7 blessés. Depuis un an, dans l’indifférence générale, le pouvoir congolais multiplie les atrocités, meurtres, pillages, incendies de villages, viols, arrestations arbitraires, y compris de femmes et d’enfants. En octobre 2016, l’IVERIS s’interrogeait déjà : « combien de temps encore les exactions commises par l’armée et les milices du Président congolais pourront-elles être cachées sous le tapis de la « communauté internationale » et des organisations humanitaires ? Combien de temps encore Denis Sassou Nguesso pourra-t-il rester à la tête d’un Etat qui s’enfonce inexorablement dans une profonde crise militaire, politique, économique et sociale ? » (1) Le temps passe, les questions restent, rien ne change…  

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Hôpitaux d’Alep : la sale guerre…
14 mars, 2017 Leslie Varenne

Pendant toute la durée du conflit à Alep, les hôpitaux de cette ville ont été au cœur de « l’information de guerre ». Les médias occidentaux et les ONG ont déploré tant de bombardements sur les structures de santé situées dans les quartiers Est, que cette partie de la ville aurait pu passer pour la zone la plus médicalisée au monde. Tant de nouvelles, fausses ou approximatives, ont été relayées qu’il a été difficile de démêler l’écheveau. Cependant, après la libération d’Alep, grâce à l’aide de médecins Aleppins rencontrés lors de la mission humanitaire à laquelle l’IVERIS a pu participer, il est désormais possible de dénouer les fils [1].  

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Alep, la douleur et la honte
08 févr, 2017 Leslie Varenne

Alep, capitale économique d’un pays en guerre. Alep, berceau de la civilisation, inscrite au patrimoine de l’humanité depuis 1986, se dispute avec Jéricho le titre de l'une des plus anciennes villes du monde. Alep, dès l’arrivée : des ruines. Pour s’y rendre depuis Beyrouth, il a fallu emprunter une route ouverte par l’armée contournant les zones toujours en conflit, traverser un désert peuplé de postes militaires et de villages abandonnés aux maisons éventrées, comme un avant-goût du spectacle de désolation à venir. Alep, sans eau ni électricité puisque les djihadistes ont coupé l’approvisionnement à partir de l’Euphrate et plastiqué la centrale électrique. Vingt-cinq jours après sa libération, le bruit des roquettes et des missiles s’est tu et la vie tente difficilement de reprendre le dessus. Désormais, pour des décennies et pour des générations d’Alépins, il y aura un avant et un après la guerre, un avant et un après juillet 2012. C’est à cette date que des groupes armés divers et variés [1] venus des quatre coins de la planète, ont envahi puis occupé les quartiers Est et Sud et assiégé la totalité de la ville. Avant, le gouvernorat de la région d’Alep comptait entre six et sept millions d’habitants et la ville environ trois millions, quatre ans et demi plus tard, entre les morts, les exilés et les déplacés internes, le nombre d’Alépins a été divisé par deux. Avant quinze zones industrielles employaient un million de salariés ; il y avait un hôpital réputé dans tout le Moyen-Orient ; un centre historique avec le plus grand et le plus ancien souk du monde, 4000 ans avant Jésus Christ, attenant à la mosquée des Omeyyades, monument classé appartenant au culte musulman et chrétien. De tout cela, il ne reste que des gravats… [2]

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« Panne de lumière au pays de Voltaire »
28 janv, 2017 Leslie Varenne

Le colloque intitulé « La Syrie en guerre », auquel l’IVERIS devait participer et organisé par l’Académie Géopolitique de Paris, le Collectif pour la Syrie et le magazine Afrique-Asie (1) qui devait se tenir le 28 janvier 2017 à la Sorbonne a été annulé par Barthelémy Jobert, Président de l’université Paris 4. Officiellement cette décision a été prise pour des raisons « sécuritaires et diplomatiques ». En réalité, les autorités françaises ont plié sous les pressions de groupuscules aussi insignifiants que vindicatifs tels qu’un mystérieux groupe nommé « Mémorial 98 » et le site « Souria Houria ». Pour dénoncer ce colloque et lancer une pétition afin de l’interdire, ces groupes n’ont fait preuve d’aucun argumentaire, ils n’ont pas débattu sur le fond mais se sont contentés de diffamer les intervenants : « extrême droite, fascistes, soutiens de Bachar Al-Assad »... 

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CPI : Autopsie d'un naufrage judiciaire.
10 janv, 2017 Leslie Varenne

Partie II :

Retour sur la tuerie des femmes d'Abobo

 

Préambule

Lors de sa première note sur ce procès, l’IVERIS avait pris l’engagement de revenir sur une des quatre charges retenues contre Laurent Gbagbo et son co-accusé Charles Blé Goudé. Il s’agit de la marche des femmes dans le quartier d’Abobo à Abidjan, le 3 mars 2011, au cours de laquelle au moins sept femmes ont trouvé la mort. La tuerie des femmes d’Abobo est un événement crucial de l’histoire ivoirienne puisqu’il conduira au vote, le 30 mars 2011, de la résolution 1975 par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. C’est sous le prétexte de cette résolution, qui autorisait la France et l’ONU à détruire les armes lourdes de l’armée ivoirienne afin de protéger les populations civiles, que ces forces ont mené une guerre en Côte d’Ivoire en violation de la charte des Nations Unies [1]. L’auteur de ces lignes a enquêté sur le sujet et a publié en février 2012 aux éditions Mille et une nuits un livre sur la crise post-électorale et la guerre de 2011, intitulé « Abobo-la-guerre, Côte d’Ivoire, terrain de jeu de la France et de l’ONU ». Après la publication de cet ouvrage, l’auteur a continué, lors de ses multiples voyages en Côte d’Ivoire, à enquêter sur cet événement. Mais, avant d’écrire à nouveau sur ce drame et rendre publiques de nouvelles informations, l’Institut souhaitait que le sujet soit traité devant la CPI. Compte tenu de la manière dont se déroule le procès, il ne paraît plus urgent d’attendre. Que soit remercié, ici, ceux qui ont aidé à la réalisation de ce rapport. Ils sauront se reconnaître.

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La Côte d'Ivoire sur un fil
07 janv, 2017 Leslie Varenne

Depuis hier, la Côte d’Ivoire est en proie à de fortes turbulences. Officiellement il s'agit d'une mutinerie de militaires mécontents de leurs conditions et revendiquant des primes et des augmentations de salaires. Ce soulèvement commencé au Nord du pays, s’est très vite étendu à l’Ouest et au Centre. Depuis ce samedi matin la révolte a atteint la capitale où des tirs ont été entendus dans plusieurs quartiers d’Abidjan, notamment dans le camp militaire d’Akouédo et dans celui du 3ème bataillon de gendarmerie d’Anyama.

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CPI : autopsie d'un naufrage judiciaire
22 déc, 2016 Leslie Varenne

Partie I

Plusieurs Etats africains ont annoncé leur retrait de la Cour Pénale Internationale (CPI), il s’agit de l’Afrique du Sud, du Burundi et de la Gambie. La Russie a également décidé de retirer sa signature du traité de Rome, qu’elle n’avait, par ailleurs, pas ratifié. L’hémorragie ne devrait pas s’arrêter là puisque d’autres pays, le Kenya, les Philippines, et l’Ouganda ont déjà fait part de leur intention de claquer la porte de cette Institution. La Namibie, quant à elle, a adopté une position originale, elle reste, mais à une condition : que les Etats-Unis en deviennent membre. Ces départs sont importants ; pour autant, ils ne sont pas responsables de l’état de mort cérébrale dans lequel se retrouve cette juridiction, ils ne sont que la conséquence de l’agonie de cette forme de justice internationale. Si la CPI n’a aucune chance de sortir de l’unité de soins palliatifs dans laquelle elle s’est elle-même installée, c’est avant tout parce que l’idéologie qui l’a portée sur les fonds baptismaux a trépassé. Cette Cour a été fondée pour porter les « nobles idéaux » de ses principaux bailleurs de fonds occidentaux : droits de l’homme, droit d’ingérence, protection des populations civiles avec la Responsabilité de Protéger (R2P). Ces « valeurs », répétées à l’infini et tordues dans tous les sens, se sont révélées être de simples instruments d’une politique internationale au service d’un monde unipolaire. Les conflits de 2011, en Libye et en Côte d’Ivoire, ont dévoilé l’imposture. Quels droits humains ont été préservés alors que les résolutions des Nations Unies n’ont pas été respectées et le droit international bafoué ? Quelles populations ont été protégées par la R2P, pour la première fois mise en œuvre lors de ces deux guerres menées par des coalitions occidentales [1] ? Sûrement pas celles de Duekoué en Côte d’Ivoire ou de Tawergha en Libye. Les secousses telluriques qui traversent le monde actuellement sont dues aux retours de boomerang des conflagrations de 2011. Si les Russes et les Chinois ont, dès octobre 2011, mis leur véto au Conseil de Sécurité au projet de résolution sur la Syrie, c’est parce qu’ils avaient retenu les leçons des conflits libyen et ivoirien. La Syrie a redistribué les cartes, les va-t-en-guerre américains et leurs alliés européens ne décident plus seuls, le monde devient multipolaire et entre de plain-pied dans le 21ème siècle, emportant avec lui l’étendard des « valeurs » occidentales du siècle dernier. La CPI aurait pu sortir de son coma et survivre à ces bouleversements si elle avait su dépasser son rôle d’instrument de « l’approche globale » [2], de gardienne du temple du droit du plus fort et qu’elle était devenue la Cour d’une véritable justice internationale impartiale et efficace. Il n’en est rien...

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Kinshasa : ce qui devait arriver arriva
20 déc, 2016 Leslie Varenne

19 décembre 23h59, cette date était écrite dans le marbre. Les dialogues, inclusifs ou non, tant vantés comme une issue politique au chaos qui se profilait se sont avérés être ce qu’ils étaient réellement : des écrans de fumée pour permettre à Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà de la date fatidique de la fin constitutionnelle de son mandat. Le peuple congolais a toujours exprimé son désir de respecter la constitution et d’appliquer à la lettre l’article de 64 de ce texte fondamental : « Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution.»  Chacun était prévenu, les Congolais l’avaient chanté sur tous les tons de "Kabila dégage " à "Bye-bye Kabila ", après le 19 décembre « c’est fini et la situation va dégénérer. Il va nous tuer, mais nous sommes prêts. » 

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Gambie : l'illusion perdue
10 déc, 2016 Leslie Varenne

Faits suffisamment rares pour être rapportés, les dix premiers jours du mois de décembre ont été porteurs d’une succession de bonnes nouvelles africaines. Le 2 décembre, Yahya Jammeh, le Président gambien arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1994, acceptait sa défaite à l’élection présidentielle et félicitait le vainqueur Adama Barrow. La surprise était de taille… Quelques jours plus tard, autre stupéfaction : Paul Kagamé, Président rwandais depuis 1994, annonçait qu’il ne serait pas candidat en 2017, alors qu’en 2015, il avait fait changer la constitution précisément pour pouvoir rester à la tête de l’Etat pendant de nombreuses années encore. Le festival continuait avec José Eduardo Dos Santos, Président de l’Angola depuis 1979, qui déclarait quitter sa fonction en 2017. Enfin, au Ghana, Nana Akufo-Addo remportait l'élection présidentielle face à l’actuel chef de l’Etat, John Dramani Mahama ; néanmoins cette dernière bonne nouvelle n’est pas surprenante puisque, depuis 1992, les Ghanéens pratiquent l’alternance démocratique. Puis, un coup de tonnerre est venu assombrir cette éclaircie dans le ciel africain, Yahya Jammeh, est revenu sur sa décision et a contesté les résultats de l’élection…

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Les larmes de l'honneur, Jacques Hogard
16 nov, 2016 Leslie Varenne

Hasard du calendrier, « Les larmes de l’honneur » du colonel Jacques Hogard, qui commandait l’un des trois groupements de l’opération Turquoise au Rwanda du 22 juin au 22 août 1994, sort au moment où l’enquête sur l’attentat contre l’avion de l’ancien Président Habyarimana est relancée en France. Mais l’ouvrage paraît aussi dans une séquence, extrêmement forte de la vie politique internationale, où l’Afrique enterre l’ère Clinton. Car, il ne faut pas s’y tromper, si des activistes de l’opposition congolaise au parti de Laurent Gbagbo, le FPI, en passant par le parti d’extrême gauche malien, Sadi, tous félicitent Donald Trump pour sa victoire, ce n’est pas pour se réjouir de la future politique africaine du nouveau Président US, il ne s’est pas exprimé sur le sujet pendant sa campagne. Ils saluent avant tout la chute de la maison Clinton et la promesse d’une redistribution des cartes. Ils célèbrent ce qu’ils espèrent être la fin de cette « diplomatie de la démocratie » avec son corolaire le droit d’ingérence et, plus tard, sa version sophistiquée : la responsabilité de protéger qui permit de mettre en place et de tenir à bout de bras des présidents comme Paul Kagamé ou Kabila père et fils. De Bill et le revers cinglant de l’opération "Restore Hope" en Somalie en 1993 à Hillary et les opérations de 2011 : "Restaurer  la paix et la démocratie en Côte d’Ivoire" [1] ; "Protecteur Unifié" en Libye, les années Clinton ont été des années sombres pour toute l’Afrique. Le livre de Jacques Hogard tombe donc à point nommé car l’ouvrage revient sur une page de l’histoire la plus dramatique du continent qui illustre parfaitement l’implication des Clinton en Afrique. Une page qui n’est, d’ailleurs pas complètement tournée puisque les conséquences des événements de 1994 continuent, chaque jour, d’endeuiller la République Démocratique du Congo.

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La Côte d'Ivoire n'a pas voté
02 nov, 2016 Leslie Varenne

Dimanche 30 octobre 2016, les Ivoiriens étaient appelés à s’exprimer lors d’un référendum pour accepter ou refuser la nouvelle constitution proposée par le Président Alassane Ouattara. Ce dernier s’inscrivant ainsi dans la tendance actuelle, suivie par les chefs d’Etat d’Afrique francophone, qui consiste à modifier les lois fondamentales de leur pays respectif à des fins de convenance personnelle. Les changements proposés : création d’un Sénat et d’un poste de vice-président, abrogation de la limite d’âge pour se porter candidat à l’élection présidentielle, nationalité du Président, ne font pas partie des préoccupations majeures d’une population confrontée à une misère galopante, un chômage massif et au manque d’accès aux besoins primaires. En revanche, un article de cette nouvelle constitution concernant la propriété foncière est possiblement porteur de troubles, le problème de l’appartenance des terres n’ayant jamais été réglé dans ce pays. Toute l’opposition s’est alliée au sein d’un « Front du refus » qui a appelé au boycott des urnes et leur mot d’ordre a été suivi bien au-delà de leur camp, elle a annoncé une participation oscillant entre 3 et 5%. De son côté, la Commission Nationale Indépendante a rendu son verdict : 93,42% de oui et 42,42 % de votants. La Côte d’Ivoire joue toujours avec la vérité des chiffres, comme l’a prouvé la dernière élection présidentielle. Néanmoins, ce chiffre officiel de participation doit être interprété pour ce qu’il est : une défaite pour le Président Ouattara qui, devant le taux réel d’abstention, n’a pas été en mesure de porter ce chiffre au-delà d’un honorable 60%, les contorsions arithmétiques ayant parfois des limites. La campagne électorale délétère avait donné un avant-goût de ces résultats. D’une durée d’une vingtaine de jours seulement, elle n’a pas été l’occasion d’un grand débat national. Elle a, en outre, été émaillée d’incidents, les opposants au texte ont été victimes d’une répression musclée dénoncée par Amnesty International. C’est dans ce contexte que Manuel Valls a choisi d’effectuer une visite officielle en Côte d’Ivoire, le jour même du référendum, laissant ainsi penser que la France apportait son soutien au Président Alassane Ouattara et à ce changement de constitution très contesté. 

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Aux sources de l'échec de la coalition contre l'Etat islamique
24 oct, 2016 Leslie Varenne

Entretien avec Fabrice Balanche, agrégé de géographie, ancien directeur du Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient à la Maison de l’Orient. Il est actuellement chercheur invité au Washington Institute.

Au cours de l’histoire, il a toujours été mis en place des coalitions et elles remportaient des succès assez rapides. Cette coalition contre l’Organisation de l’Etat islamique (EI), qui comprend les pays occidentaux, les monarchies du Golfe et la Jordanie, obtient des résultats militaires très peu probants. Est-il possible de dire que les causes de cet enlisement sont dues aux divergences sur le futur de la Syrie et de la région ?

La coalition est minée depuis le départ par des dissensions sur les buts de guerre. A la base, au milieu de l’année 2014, cette coalition correspondait à la volonté des Américains de forcer la main des pays du Golfe pour qu’ils acceptent la destruction de l’EI et pas la destruction du régime de Bachar el-Assad. L’Arabie Saoudite finance al-Nosra, (ce groupe lié à al-Qaeda a changé de nom et est devenu Fatah al-Cham), via des groupes intermédiaires, et le Qatar a même financé l’EI jusqu’au printemps 2014 pour nuire à l’Arabie Saoudite puisqu’elle soutient le groupe jihadiste concurrent. Barack Obama a sifflé la fin de la récréation, mais son autorité sur les pétromonarchies du Golfe est limitée. L’Arabie Saoudite et le Qatar sont entrés dans la coalition en trainant les pieds, mais en échange ils ont obtenu le soutien des USA dans leur guerre au Yémen.

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Afrique centrale, l'impossible alternance
03 oct, 2016 Leslie Varenne

Dans les neuf pays que compte l’Afrique centrale, six élections présidentielles ont été organisées entre mars et août 2016. Seul le vote en République Centrafricaine s’est déroulé dans des conditions acceptables. Même Sao Tomé et Principe, pourtant montré comme un exemple de démocratie, a connu un scrutin agité avec des accusations de fraude. Au Tchad, au Gabon, au Congo Brazzaville, en Guinée équatoriale les pouvoirs en place depuis des décennies ont été reconduits lors de consultations critiquées. La septième élection de l’année, qui devait se dérouler en République Démocratique du Congo en novembre 2016, n’aura pas lieu. C’est pourtant la première fois que les Congolais auraient eu la possibilité de faire entendre leur voix dans les urnes depuis l’indépendance en 1960. Les citoyens de ces pays n’ont jamais autant aspiré à une véritable démocratie qui mettrait fin à un système de gouvernance gangréné par la corruption et le népotisme et par conséquent à leur misère. Les taux élevés de participation aux divers scrutins attestent de cette envie d’alternance. La volonté populaire d’en finir coûte que coûte avec ces Présidences autocratiques expliquent l’intensité des crises pré ou post électorales. Une nouvelle fois, des deux Congo, Brazzaville et Kinshasa, nous parviennent des images de cadavres gisant dans le sang. Insoutenable. Une nouvelle fois, une fois de trop…

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Afrique Centrale : la poudrière
19 sept, 2016 Leslie Varenne

Partie III

L'avenir de la République Démocratique du Congo : une question de souveraineté

A partir de ce jour, la République Démocratique du Congo entre dans une zone de turbulence, la violence et l’intensité des événements est à la mesure des attentes et des espoirs déçus. La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) devait annoncer le 19 septembre 2016, le chronogramme de la prochaine élection présidentielle, elle ne l’a pas fait, officialisant ainsi à la fois le report du grand jour à une date ultérieure et le non-respect des délais légaux inscrits dans la Constitution. C’est à la lumière de l’histoire de ce pays, ravagé par la misère, qu’il faut mesurer la charge symbolique, l'espérance que représente, pour les Congolais, cette élection présidentielle qui aurait dû se tenir le 27 novembre 2016.

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L'avenir de la République Démocratique du Congo : une question de souveraineté
19 sept, 2016 Leslie Varenne

A partir de ce jour, la République Démocratique du Congo entre dans une zone de turbulence, la violence et l’intensité des événements est à la mesure des attentes et des espoirs déçus.

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Kinshasa : african chaos
08 juin, 2016 Leslie Varenne

En RDC, les crises s’empilent les unes sur les autres, politiques et sécuritaires d’abord mais aussi économiques, sociales et sanitaires. Kinshasa est à l’image de ce chaos, de ce sens dessus dessous ; des charrettes à bras, où s’empilent des tonnes de ferrailles tirées/poussées par des hommes maigres et en sueur, sont doublées par de puissants 4/4 à 100 000 dollars ; des immeubles luxueux ont vue sur des habitats si précaires qu’ils ne peuvent même plus être nommés bidonvilles. La capitale congolaise plonge celui qui la regarde dans un état de confusion : sentir, comprendre, chercher les mots…  Il semble que nombre de Kinois aient acquis une sorte d’immunité face à la misère et aux inégalités criantes au point d’en perdre le sens de la mesure et de la décence. La confusion est plus grande encore lorsque le Premier ministre Matata Ponyo vante les réussites de son gouvernement : éducation, santé, secteur des routes, sans oublier évidemment le fameux taux de croissance à 6,5 %... Quant à la situation sécuritaire dans l’Est du pays, au Nord et Sud-Kivu, le Premier ministre affirme sans rougir « la paix et la sécurité deviennent de plus en plus une réalité dans ces deux provinces. » De quel pays parle-t-il ?

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Afrique centrale : la poudrière
04 mai, 2016 Leslie Varenne

Partie II Tchad : une élection au bout du canon...

L’incendie n’est pas éteint au Congo Brazzaville, la République Démocratique du Congo connait ses premiers soubresauts pré-électoraux et le Tchad s’enfonce dans une crise postélectorale… La Présidentielle qui a eu lieu le 10 avril dernier était jouée d’avance, Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 1990, a été réélu sans surprise dès le premier tour. Si le scrutin s’était déroulé de manière transparente et démocratique conformément à la charte de l’Union Africaine dont il est le Président en exercice depuis janvier 2016, le Président sortant n’aurait pas réussi le fameux « coup K.O », tant le mécontentement social est fort. Il doit sa victoire à la position géographique du Tchad - ce pays est un état tampon entre l’Afrique centrale, l’Afrique de l’Ouest, de l’Est et du Nord - et à son armée qui combat AQMI et Boko Haram. Principale partenaire de la France et des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme, l’armée tchadienne est la seule au Sud du Sahara à être organisée et efficace, même si elle méconnaît dramatiquement le droit international humanitaire et les règles sur la conduite des hostilités. Persuadé d’être un allié incontournable des Français comme des Américains, donc de bénéficier d’une totale impunité, Idriss Déby Itno tente de juguler toutes révoltes postélectorales par une sévère répression.

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Les massacres du Pool et la politique des trois singes
18 avril, 2016 Leslie Varenne

Editorial

Le 19 mars dernier, à la veille de l’élection présidentielle au Congo Brazzaville, l’IVERIS concluait l’article « Une élection à huis-clos » ainsi : « Les Congolais seront donc seuls face à ce moment crucial de leur histoire. Si la terre tremble, il n’y aura pas de témoins. » Le « SI » est devenu réalité. Depuis le 4 avril dernier, dans le département du Pool, la terre tremble. Les villages sont bombardés, mitraillés, pillés par un curieux aréopage composé de milices pro-gouvernementales, de militaires de l’armée congolaise, de policiers et de supplétifs recrutés dans la population. Aucun journaliste, aucune ONG, hormis les cinq volontaires de Caritas choisis par le pouvoir pour entrer dans cette zone de 34 000 km2 et de 234 000 habitants, ne sont autorisés à pénétrer dans ce département. Le pays est en état de siège et les Congolais restent désespérément seuls avec leurs centaines de morts, leurs blessés et leurs milliers de déplacés.

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Congo Brazzaville ou l'histoire d'une tragédie annoncée
04 avril, 2016 Leslie Varenne

Se rendre en République du Congo en mars 2016, c’est comme aller en Côte d’Ivoire en novembre 2010. Nul besoin d’avoir été assise sur les bancs de Saint-Cyr ou de lire l’avenir dans le marc de café pour savoir que cette élection présidentielle se déroulera mal. Tous les ingrédients sont réunis pour une déflagration. Denis Sassou Nguesso ne peut pas remporter la victoire, il est honni en son pays et contrairement aux précédents scrutins de 2002 et 2009, où il n’y avait pas d’opposition crédible, cette fois des candidats de poids se sont organisés et l'affrontent. Chacun sait que ce chef d’Etat, ce chef de clan, au pouvoir depuis 32 ans, ne sortira pas par la grande porte de la démocratie. Il ne s’inclinera pas devant la défaite. Une vieille dame prédit : « s’il passe au premier tour, il y aura la guerre. »  Nuitamment, le Chef s’est autoproclamé gagnant au premier tour, le fameux coup KO, avec plus de 60% des suffrages… 

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Afrique centrale : la poudrière
19 mars, 2016 Leslie Varenne

Partie I
Congo Brazzaville : une élection à huis clos

Alors que la campagne pour l’élection présidentielle qui aura lieu le dimanche 20 mars 2016 se déroule dans un climat électrique et s’annonce à hauts risques, aucune institution internationale n’a jugé utile d’envoyer des d’observateurs. Ni l’Union européenne, ni l’Organisation internationale de la Francophonie, ni les Nations Unies ne veilleront au bon déroulement et à la transparence de ce scrutin. Pourtant, le bilan de la dernière consultation électorale en République du Congo, le 25 octobre dernier, a été lourd : 46 morts, 69 blessés et 4 disparus… L’Union africaine dépêche une mission mais elle ne sera composée que de 35 personnes chargées de surveiller 5400 bureaux de votes. Les Congolais seront donc seuls. D’un côté, le Président Denis Sassou Nguesso, qui bat campagne avec tous les moyens de l’Etat, argent, presse, télévision, forces de l’ordre. De l’autre, l’opposition avec cinq candidats, tous venus d’horizons différents, mais unis, lors de cette échéance cruciale, afin de se donner la possibilité de détrôner un chef d’Etat au pouvoir depuis 32 ans...

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Introduction - Afrique centrale : la poudrière
17 mars, 2016 Leslie Varenne

En 2016, dans les neuf pays que compte l’Afrique centrale[i], cinq organisent des élections présidentielles. Au Congo Brazzaville en mars ; au Tchad en avril ; au Gabon, le scrutin est prévu au second semestre de cette année ; en Guinée équatoriale en novembre ; en République Démocratique du Congo (RDC) également en novembre. Un sixième scrutin pourrait également avoir lieu au Cameroun en raison des velléités de son Président Paul Biya d’organiser une élection présidentielle anticipée afin de se représenter après 33 ans de pouvoir.

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Dans les médias
16 févr, 2016 Leslie Varenne

Interview de Leslie Varenne à France 24 sur la situation des réfugiés ivoiriens. Cinq années après la guerre de 2011, ils sont encore plus de 100 000 à vivre loin de leur pays.

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CPI : chronique d’un désastre
06 févr, 2016 Leslie Varenne

Compte rendu de la première semaine d’audience
retransmise en direct sur le site de la CPI[i].

Cette première semaine d’audience à la Cour Pénale Internationale (CPI) où comparaissaient Laurent Gbagbo et son éphémère ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé, a démontré, à l’excès, l’amateurisme de cette Cour. Le dossier Côte d’Ivoire est ouvert depuis cinq ans, l’institution a donc eu le temps de se préparer. Pourtant la Procureur, Fatou Bensouda, son premier substitut, Eric MacDonald et la représentante des victimes, Paolina Massidda ont démontré leur méconnaissance de ce pays. Longtemps le débat sur la CPI s’est porté sur sa légitimité, sur le fait qu’elle ne juge que des Africains et qu’elle soit un instrument de politique internationale au service de l’Occident au même titre que la diplomatie, les sanctions ou les embargos. Après cette semaine d’audience, un pas a été franchi. La question centrale qui se pose désormais est celle de sa capacité à rendre la justice. Si ce procès arrive à son terme, ce qui n’est pas certain, il n’y aura que des vaincus. La justice internationale, les inculpés et leur défense, enfin et surtout toutes les victimes ivoiriennes. Aucune vérité ne peut sortir de cette Cour.

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ICC : chronicle of a disaster
06 févr, 2016 Leslie Varenne

Minutes of the first week of hearing broadcast live on the ICC website [i].

The first week of the trial of Laurent Gbagbo and his short lived Minister of Youth, Charles Ble Goude, at the International Criminal Court (ICC) overly demonstrated the amateurism of the Court. As the procedure on Ivory Coast has been on the table for five years, the institution had time to prepare. Yet the Prosecutor, Fatou Bensouda, her senior prosecutor, Eric MacDonald and the representative of the victims, Paolina Massidda, demonstrated their ignorance of Ivory Coast. For a long time, criticism of the ICC focused on its legitimacy, on the fact that it was only prosecuting Africans and that it was an instrument of international policy for the West, as are diplomacy, sanctions or embargoes. After this week’s hearing a threshold has been crossed. The central issue is now clearly the ability of this court to deliver justice. If this trial comes to an end, which is far from certain, there will only be losers : the international justice, the accused and their defense, finally and above all, the Ivorian victims. No truth can come out of this Court. 

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The Ivorian crisis, by Choi Young-jin
27 janv, 2016 Leslie Varenne

Before analyzing the content of Choi Young-jin’s book on the Ivorian crisis, let us first tell its strange story. Choi Young-jin is from South Korea and was appointed UN Special Representative in Côte d'Ivoire (UNOCI) in October 2007 by his compatriot Ban Ki-Moon. He remained in office until August 2011. He therefore led the UNOCI when the Ivorian crisis broke out in November 2010 until the end of the war in April 2011. He was a major player and witness to the important events that occurred during this period. In early 2012, the website of the major French book retailer FNAC advertised the release by the publisher “Nouveau Monde” (New World) of the UN special representative’s book entitled "Au Coeur de la crise ivoirienne" (At the heart of the Ivorian crisis). In February 2012, Choi Young-jin was appointed South Korean Ambassador to Washington. No news on his book. Three years later, in September 2015, the Lettre du Continent reported that the book would be published by Michel Lafon and available in October 2015. However, Ivorian newspapers have been commenting on the book since August. Printed and published in Paris, it was already available in the Ivorian capital where 15000 copies were successfully sold. But it is nowhere to be found in Paris, although all those who had closely followed the Ivorian crisis - journalists, diplomats, historians - were eager to read Choi Young-Jin. The IVERIS looks for the book, and then, the plot thickens...

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La crise ivoirienne, de Choi Young-jin
26 janv, 2016 Leslie Varenne

Avant d’aborder le fond du livre de Choi Young-jin, il est important de conter l’histoire peu banale de cet ouvrage. De nationalité sud-coréenne, Choi Young-jin a été nommé en octobre 2007 représentant spécial des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) par son compatriote Ban-Ki Moon. Il est resté en fonction jusqu’en août 2011. Il a donc été à la tête de l’ONUCI pendant la crise ivoirienne débutée en novembre 2010 jusqu’à la fin de la guerre en avril 2011. Il fut un acteur majeur et un témoin primordial des événements survenus au cours de cette période. Début 2012, le site de la FNAC annonce la sortie d’un livre signé par le  représentant spécial de l’ONU aux Editions du Nouveau Monde intitulé : "Au cœur de la crise ivoirienne". En février 2012, Choi Young-jin est nommé ambassadeur de Corée du Sud à Washington et plus personne n’entend parler de cet ouvrage. Trois ans plus tard, en septembre 2015, la Lettre du Continent annonce que le livre sera édité par Michel Lafon et disponible en octobre 2015. Pourtant, depuis août 2015, les journaux ivoiriens commentent l’ouvrage. Le témoignage, imprimé et édité à Paris, est donc disponible dans la capitale ivoirienne, où il connaît un véritable succès, 15000 exemplaires vendus. Mais il reste introuvable à Paris. Ce précieux essai est pourtant très attendu par tous ceux, journalistes, diplomates, historiens, qui ont suivi de près ces événements. L’IVERIS cherche le livre, et là, l’affaire se corse… 

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Ouagadougou : qui sont les véritables commanditaires ?
19 janv, 2016 Leslie Varenne

L’attentat terroriste qui a fait 29 morts et 30 blessés à Ouagadougou et dans le Nord du Burkina est la première attaque djihadiste d’envergure dans ce pays. Dans l’après-midi du 15 janvier les assaillants ont tiré sur une gendarmerie, puis dans la soirée, ils se sont lancés à l’assaut de deux cibles : le Splendid Hôtel et le café Cappuccino situés, eux, dans le centre de la capitale. Immédiatement, ces attentats ont été revendiqués  par al-Quaeda au Maghreb islamique (AQMI) en précisant que c’était sa « filiale » al-Mourabitoune qui était passée à l’action. Cette organisation est dirigée par le djihadiste Moktar Belmoktar. Le drame survient quinze jours après l’investiture du nouveau Président Roch Marc Christian Kaboré et quatre mois après la tentative de coup d’Etat manqué du général Gilbert Diendéré. Compte tenu de certains faits troublants en provenance de Côte d’Ivoire et des liens qu’entretenaient l’ancien Président Blaise Compaoré et quelques hommes de son clan avec certains chefs djihadistes, il parait légitime de s’interroger sur les véritables commanditaires de ces attentats meurtriers.  

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La bataille de l'industrie, de Loïk Le Floch-Prigent
05 janv, 2016 Leslie Varenne

Le dernier livre de Loïk Le Floch-Prigent est un ouvrage d’une actualité brûlante car il traite des problèmes majeurs auxquels la France est confrontée aujourd’hui : l’avenir de son industrie et de sa souveraineté. Evidemment, les deux vont de pair surtout lorsqu’il s’agit d’industries stratégiques comme Alstom ou Ariane 6. Ce sont deux exemples particulièrement édifiants, ils ne sont malheureusement pas les seuls. 

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La chaolition saoudienne
21 déc, 2015 Leslie Varenne

Le 15 décembre dernier, l’Arabie Saoudite formait une « alliance militaire islamique », comprenant 34 pays, pour lutter contre… l’Etat Islamique ! Dès l’annonce de cette coalition, avec sa verve et son humour habituels, Philippe Grasset, fondateur du site Dedefensa, a relevé le côté ubuesque de cette alliance : « Il serait temps qu’ils songent à demander à Hitler-Berlin, homme politique local qui n’est jamais mort comme chacun sait puisqu'il ressuscite régulièrement, d’organiser une coalition mondiale de lutte contre l’antisémitisme.» Au fil des jours, cette nouvelle ligue devient de plus en plus grotesque puisque plusieurs Etats, et non des moindres, comme le Pakistan qui avait déjà refusé de faire partie de l’autre coalition saoudienne en guerre contre les Chiites du Yémen, s’étonnent de figurer dans ce catalogue. Avec l’arrivée surprenante de pays africains francophones prêts à combattre le terrorisme aux côtés du royaume wahhabite, la bouffonnerie de cette entreprise atteint des sommets. 

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Bamako sur Seine
22 nov, 2015 Leslie Varenne

Bamako-novembre 2015

Le Mali, pays sacrifié sur tous les autels, celui du terrorisme, de la souveraineté, de l’assistance et de la condescendance… Le grand peuple mandingue est devenu un grand corps malade, ses plaies mal ou pas cicatrisées se nomment : la colonisation française ; Moussa Traoré, le dictateur pas éclairé ; Nicolas Sarkozy et la coalition qui ont mené la guerre en Libye et transformé ce pays en un gigantesque dégât collatéral ; Amadou Toumani Touré, dit ATT, le Président dont le slogan était « Pour un Mali qui gagne » et qui a fini par détruire ce qu’il restait de l’Etat et de l’armée, il fut balayé en 2012 par un coup d’Etat ; François Hollande, dans son costume de chef de guerre, qui en mars 2013 déclare depuis, ce qu’il considère encore être, la  métropole : « Nous voulons qu’il y ait des élections au Mali à la fin du mois de juillet, et ça, nous serons intraitables là-dessus » ; Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, au pouvoir depuis deux ans et demi seulement et déjà moribond ; François Hollande encore qui apporte « un soutien sans faille » à son ami IBK. A ce stade, ce n’est plus de l’aide, c’est du soin palliatif… 

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Côte d'Ivoire, Abidjan, octobre-novembre 2015
04 nov, 2015 Leslie Varenne

A la veille du scrutin présidentiel, dans la capitale politique, l’atmosphère est impalpable. Le temps est suspendu. Abidjan est vide. Comme toujours dans les temps incertains, les élites ont envoyé leurs familles à l’étranger. La classe moyenne a fait des provisions et se terre chez elle. Les pauvres sont partis au village en attendant que l’élection se passe. Election, ce seul mot, terrorise les Ivoiriens. Sans aucun doute, les souvenirs douloureux de la Présidentielle de 2010 et de la guerre de 2011 qui a suivi, remontent à la surface. Mais il y a autre chose, il règne un climat étrange et indicible. Jamais les Ivoiriens n’ont été aussi taiseux. C’est un peuple pudique sur ses souffrances, mais qui adore les joutes politiques. Aujourd’hui même les chauffeurs de taxi, d’ordinaire si volubiles restent muets. 

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L'Afrique de l'Ouest dans l'oeil du cyclone
28 oct, 2015 Leslie Varenne

Partie V : Conclusion : les coups d’Etat électoraux

Après le coup d’Etat manqué du 16 septembre au Burkina Faso - dont il est encore impossible de mesurer les conséquences notamment en ce qui concerne l’implication de plusieurs pays étrangers dans cette affaire-, l’Afrique de l’Ouest vient de réaliser deux magistraux coups d’Etat électoraux. Le premier s’est déroulé le 11 octobre en Guinée Conakry, avec un passage en force d’Alpha Condé, élu en bourrant les urnes et en s’octroyant 60% des voix dès le premier tour. Le second vient d’avoir lieu en Côte d’Ivoire où Alassane Ouattara a violé, non seulement les lois du code électoral, mais aussi celles de l’arithmétique !

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Paroles armées, de Philippe-Joseph Salazar
18 oct, 2015 Leslie Varenne

Philippe-Joseph Salazar est rhétoricien et philosophe. Son dernier livre est bouleversant dans le sens littéral du terme. En effet, cet ouvrage nous oblige à repenser notre représentation de l’organisation de l’Etat islamique. Dans cet essai, l’auteur dissèque minutieusement toute la documentation, les écrits, les paroles, la communication visuelle de ce qu’il nomme, lui, le Califat. Il décrypte la puissance de l’argumentation et la persuasion de masse auxquelles se livrent les djihadistes. Car, pour combattre la propagande terroriste, il faut la comprendre. 

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L'arrêté qui fâche l'Algérie
12 oct, 2015 Leslie Varenne

Un arrêté du ministère de la Défense, publié le 1er octobre au Journal officiel, a créé un incident diplomatique entre la France et l’Algérie. Pourtant, ce texte, qui garantit aux soldats français en opérations extérieures (OPEX) les couvertures habituelles en cas de décès ou d’invalidité, aurait dû être, comme tous les précédents, d’une banalité confondante. 

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L'Afrique de l'Ouest dans l'oeil du cyclone
09 oct, 2015 Leslie Varenne

Partie III : Le Mali et l'éternel recommencement

Ni guerre, ni paix, c’est ainsi que pourrait se résumer la situation de ce pays aujourd’hui. L’accord d’Alger signé, sous la pression de la médiation internationale et après des mois de tractations, par toutes les parties maliennes le 20 juin 2015, n’est toujours pas mis en œuvre. Mieux, cet accord est devenu un prétexte à des alliances contre nature, des marchandages, des attaques, des réconciliations factices où chaque partie au conflit essaye de tirer son épingle du jeu. Les Nations Unies présentes au Mali depuis avril 2013 se révèlent incapables de faire respecter le cessez-le-feu et par conséquent de remplir leur mission première qui consiste à contribuer au rétablissement de l’autorité de l’Etat dans tout le pays. La force française Barkhane ne s’implique plus aux côtés de la Minusma et se contente d’opérations ponctuelles et ciblées. L’Union européenne, premier bailleur de fonds du Mali, qui ne vit que sous perfusion de l’aide internationale, se tait et continue de payer...

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La Coalition Nationale Syrienne choisirait Daesh
02 oct, 2015 Leslie Varenne

Dans une interview à la chaîne Al Arabi, le Président de la commission juridique de la Coalition Nationale Syrienne (CNS), Haytham Maleh a accusé les Etats-Unis et la Russie d’être responsables de l’explosion en Syrie et de ne pas aider le peuple syrien. 

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Alstom, scandale d'Etat
23 sept, 2015 Leslie Varenne

Le livre de Jean-Michel Quatrepoint : " Alstom, scandale d’Etat", judicieusement sous titré « dernière liquidation de l’industrie française » vient de paraître aux éditions Fayard. C’est un ouvrage édifiant pour ceux qui n’ont pas suivi tous les épisodes de ce qu’il est convenu d’appeler désormais  « l’affaire Alstom ». En effet, l’auteur réalise ici une bonne recension en revenant sur tous les points clés de ce scandale.  

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L'Afrique de l'Ouest dans l'oeil du cyclone
19 sept, 2015 Leslie Varenne

  PARTIE II : Le Burkina Faso

Le Burkina Faso était, certes, dans l’œil du cyclone à la veille de l'élection présidentielle du 11 octobre, néanmoins personne n’a vu venir la tornade qui s’est abattue sur le pays. Le coup d’Etat du 16 septembre a pris tout le monde de court, le peuple burkinabé, les autorités de la transition, les candidats, mais également les Français et les Américains qui disposent de bases militaires et d’unités de forces spéciales dans ce pays. Sans aucun doute possible, l’opération a été minutieusement préparée et l’ancien Président Blaise Compaoré est à la manœuvre, même si le Général Diendéré, qui a pris les rênes du pouvoir à Ouagadougou, s’en défend.

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L'Afrique de l'Ouest dans l'oeil du cyclone
14 sept, 2015 Leslie Varenne

Partie I : La Côte d'Ivoire

En octobre 2015, trois pays d’Afrique de l’Ouest organisent des élections présidentielles : le Burkina Faso, la Guinée Conakry et la Côte d’Ivoire. Les Maliens devraient également se rendre aux urnes pour élire leurs maires. Si tous ces rendez-vous sont potentiellement à risques, c’est sans conteste en Côte d’Ivoire, où les présidentielles se tiendront le 25 octobre, que la situation est la plus délétère. Une nouvelle déflagration dans ce pays pourrait embraser toute la sous-région.  

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Les pays pauvres non pollueurs vont-ils financer l’organisation de la COP 21 ?
05 sept, 2015 Leslie Varenne

Après son entretien avec le Président congolais, le 7 juillet à l'Elysée,  François Hollande a : « salué la mobilisation de la République du Congo en faveur du succès de la Conférence de Paris sur le climat ». Mais de quelle manière Sassou Nguesso s’est-il donc mobilisé pour être ainsi salué ?

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Le Temps des humiliés, de Bertrand Badie
23 aout, 2015 Leslie Varenne

« L’humiliation est devenue l’ordinaire des relations internationales. Rabaisser un Etat, le mettre sous tutelle, le tenir à l’écart des lieux de décisions, stigmatiser ses dirigeants : autant de pratiques diplomatiques qui se banalisent. »* Lorsque Bertrand Badie écrit ces lignes, en mars 2014, la crise grecque n’a pas encore atteint son paroxysme et Christine Lagarde n’a pas encore osé déclarer : « Pour la Grèce, l’heure a sonné de discuter avec des adultes. » !

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Ouagadougou Burkina Faso, juin 2015
17 juil, 2015 Leslie Varenne

En ce mois de juin 2015, un des mois les plus chauds de cette région sahélienne, la politique transpire par tous les pores de la société burkinabé. Dans les maquis, à la maison, aux terrasses des cafés, chacun y va de son commentaire, son analyse, ses prédictions sur l’élection présidentielle qui doit se tenir en octobre 2015. Transition, justice, avenir sont les maîtres mots des conversations. 

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Histoire secrète des Frères Musulmans, de Chérif Amir
10 juil, 2015 Leslie Varenne

L’intérêt du livre de Chérif Amir est double. D’une part c’est l’une des études les mieux documentées sur la confrérie des Frères musulmans, d’autre part en tant qu’Egyptien, l’auteur a une connaissance intime de son sujet. En sous-texte et derrière le travail froid du chercheur se lit la souffrance et les blessures que cette organisation a infligé au peuple de son pays depuis sa création par Hassan El-Banna en 1928. 

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La France peut-elle retrouver une politique étrangère indépendante ?
21 mai, 2015 Leslie Varenne

Colloque organisé le 21 mai 2015 à l'Assemblée Nationale par le député Jacques Myard. Le thème de ce colloque était : la France peut-elle retrouver une politique étrangère indépendante ?

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Racket américain et démission d'Etat
02 janv, 2015 Leslie Varenne, Eric Denécé

Le 19 décembre 2014, l'assemblée générale des actionnaires d'Alstom a autorisé la vente des activités de sa branche Energie à General Electric (GE). Une nouvelle fois la France a capitulé devant son allié américain en lui cédant dans des conditions litigieuses et rocambolesques les activités rentables et pour partie stratégiques d'un fleuron de son industrie.*

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Le trésor du Guide
01 janv, 2015 Leslie Varenne

  Libye : le casse du siècle

Dans les antichambres des guerres, raison d’Etat se conjugue souvent avec intérêts financiers. En Libye, comme ailleurs, les vainqueurs ont pillé les vaincus. Où se trouve le trésor du Guide ? Les libyens reverront-ils leur argent ? Deux ans après la chute de Tripoli, les véritables raisons de la guerre en Libye taraudent toujours les esprits. La France, le Qatar et leurs alliés ont-ils sauvé un printemps libyen, secouru les populations civiles et ramené la démocratie ? Grâce à une rente pétrolière rapportant 70 milliards de dollars par an, la Libye du colonel Kadhafi avait amassé une fortune colossale et investit des milliards de dollars un peu partout sur la planète. Une puissance financière qui lui permettait de jouer un rôle politique sur la scène internationale, particulièrement en Afrique. Le trésor du Guide a-t-il pesé dans le déclenchement de la guerre ou n’a-t-il été qu’une belle opportunité ?

Enquête publié dans le magazine Long Cours en septembre 2013    

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