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Dernières parutions

13 janv, 2017 Bruno Husquinet - Note d'actualité

Viktor Pinchuk n’est pas metteur en scène et son scénario n’est pas une fiction. Dans les colonnes du Wall Street Journal, le milliardaire ukrainien invite ses compatriotes à « oublier » temporairement la Crimée, mener des élections régionales au plus vite, rendre le contrôle du pays à Kiev et maintenir une équidistance économique et sécuritaire entre le bloc euro-atlantique et la Russie.Le flamboyant quinquagénaire a provoqué l’ire de la classe politique ukrainienne, mais le pavé dans la mare est lancé et ses idées se répandent … au profit de ses affaires aussi.

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10 janv, 2017 Leslie Varenne - Rapport

Partie II :

Retour sur la tuerie des femmes d'Abobo

 

Préambule

Lors de sa première note sur ce procès, l’IVERIS avait pris l’engagement de revenir sur une des quatre charges retenues contre Laurent Gbagbo et son co-accusé Charles Blé Goudé. Il s’agit de la marche des femmes dans le quartier d’Abobo à Abidjan, le 3 mars 2011, au cours de laquelle au moins sept femmes ont trouvé la mort. La tuerie des femmes d’Abobo est un événement crucial de l’histoire ivoirienne puisqu’il conduira au vote, le 30 mars 2011, de la résolution 1975 par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. C’est sous le prétexte de cette résolution, qui autorisait la France et l’ONU à détruire les armes lourdes de l’armée ivoirienne afin de protéger les populations civiles, que ces forces ont mené une guerre en Côte d’Ivoire en violation de la charte des Nations Unies [1]. L’auteur de ces lignes a enquêté sur le sujet et a publié en février 2012 aux éditions Mille et une nuits un livre sur la crise post-électorale et la guerre de 2011, intitulé « Abobo-la-guerre, Côte d’Ivoire, terrain de jeu de la France et de l’ONU ». Après la publication de cet ouvrage, l’auteur a continué, lors de ses multiples voyages en Côte d’Ivoire, à enquêter sur cet événement. Mais, avant d’écrire à nouveau sur ce drame et rendre publiques de nouvelles informations, l’Institut souhaitait que le sujet soit traité devant la CPI. Compte tenu de la manière dont se déroule le procès, il ne paraît plus urgent d’attendre. Que soit remercié, ici, ceux qui ont aidé à la réalisation de ce rapport. Ils sauront se reconnaître.

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07 janv, 2017 Leslie Varenne - Note d'actualité

Depuis hier, la Côte d’Ivoire est en proie à de fortes turbulences. Officiellement il s'agit d'une mutinerie de militaires mécontents de leurs conditions et revendiquant des primes et des augmentations de salaires. Ce soulèvement commencé au Nord du pays, s’est très vite étendu à l’Ouest et au Centre. Depuis ce samedi matin la révolte a atteint la capitale où des tirs ont été entendus dans plusieurs quartiers d’Abidjan, notamment dans le camp militaire d’Akouédo et dans celui du 3ème bataillon de gendarmerie d’Anyama.

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29 déc, 2016 Loïk Le Floch-Prigent - Tribune libre

Poursuivre la désindustrialisation ou réindustrialiser ?

En cette fin d’année, tandis que le Président élu aux USA développe sa stratégie de réindustrialisation et que la nouvelle Premier Ministre Britannique déclare prioritaire le renouveau de l’industrie, la France, elle, parle des contrats de travail dans les « entreprises » et l’Europe se préoccupe de la « compétition » lors des rapprochements d’entreprises... Est-ce bien raisonnable ? Le temps risque d’être long d’ici le mois de mai, tandis que la presse continue à se réjouir des « recentrages » du retour au « cœur de métier » et la constitution de « trésors de guerre » après la vente de pépites. 

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24 déc, 2016 Patricia Lalonde - Tribune libre

De fausses nouvelles en fausses surprises, depuis des semaines la libération d’Alep était attendue. Lorsque, il y a quelques jours seulement, Paris réunissait l’opposition à Bachar al-Assad, Alep était déjà libérée à 93%. Cette ultime tentative  du clan occidental avait pour objectif d’éviter une débâcle totale en essayant d’obtenir un cessez le feu et l’ouverture de corridors humanitaires. Mais c’était sans compter sur la résistance tenace des rebelles en tout genre de Jabat Al Nusra et consorts qui maintenaient en otage les 7% du territoire restant… 

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22 déc, 2016 Leslie Varenne - Note d'analyse

Partie I

Plusieurs Etats africains ont annoncé leur retrait de la Cour Pénale Internationale (CPI), il s’agit de l’Afrique du Sud, du Burundi et de la Gambie. La Russie a également décidé de retirer sa signature du traité de Rome, qu’elle n’avait, par ailleurs, pas ratifié. L’hémorragie ne devrait pas s’arrêter là puisque d’autres pays, le Kenya, les Philippines, et l’Ouganda ont déjà fait part de leur intention de claquer la porte de cette Institution. La Namibie, quant à elle, a adopté une position originale, elle reste, mais à une condition : que les Etats-Unis en deviennent membre. Ces départs sont importants ; pour autant, ils ne sont pas responsables de l’état de mort cérébrale dans lequel se retrouve cette juridiction, ils ne sont que la conséquence de l’agonie de cette forme de justice internationale. Si la CPI n’a aucune chance de sortir de l’unité de soins palliatifs dans laquelle elle s’est elle-même installée, c’est avant tout parce que l’idéologie qui l’a portée sur les fonds baptismaux a trépassé. Cette Cour a été fondée pour porter les « nobles idéaux » de ses principaux bailleurs de fonds occidentaux : droits de l’homme, droit d’ingérence, protection des populations civiles avec la Responsabilité de Protéger (R2P). Ces « valeurs », répétées à l’infini et tordues dans tous les sens, se sont révélées être de simples instruments d’une politique internationale au service d’un monde unipolaire. Les conflits de 2011, en Libye et en Côte d’Ivoire, ont dévoilé l’imposture. Quels droits humains ont été préservés alors que les résolutions des Nations Unies n’ont pas été respectées et le droit international bafoué ? Quelles populations ont été protégées par la R2P, pour la première fois mise en œuvre lors de ces deux guerres menées par des coalitions occidentales [1] ? Sûrement pas celles de Duekoué en Côte d’Ivoire ou de Tawergha en Libye. Les secousses telluriques qui traversent le monde actuellement sont dues aux retours de boomerang des conflagrations de 2011. Si les Russes et les Chinois ont, dès octobre 2011, mis leur véto au Conseil de Sécurité au projet de résolution sur la Syrie, c’est parce qu’ils avaient retenu les leçons des conflits libyen et ivoirien. La Syrie a redistribué les cartes, les va-t-en-guerre américains et leurs alliés européens ne décident plus seuls, le monde devient multipolaire et entre de plain-pied dans le 21ème siècle, emportant avec lui l’étendard des « valeurs » occidentales du siècle dernier. La CPI aurait pu sortir de son coma et survivre à ces bouleversements si elle avait su dépasser son rôle d’instrument de « l’approche globale » [2], de gardienne du temple du droit du plus fort et qu’elle était devenue la Cour d’une véritable justice internationale impartiale et efficace. Il n’en est rien...

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