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Livraisons d'armes l'Ukraine, l'effet papillon
Leslie Varenne - Note - 20 mai, 2022

Guerre au Sahel : pour en finir avec les milices
Leslie Varenne - Note - 24 avril, 2022

La guerre en Ukraine rebat les cartes au Sahel
Leslie Varenne - Note - 20 mars, 2022

Sahel : le chaos refondateur
Leslie Varenne - Note - 01 févr, 2022
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28 juin, 2022 Leslie Varenne - Note

Ces derniers jours se sont tenus une avalanche de sommets : G7 en Bavière, BRICS à Pékin, Commonwealth à Kigali et le plus consistant d’entre tous, celui de l’OTAN s’ouvre ce 28 juin à Madrid. Le seul mantra commun à ces réunions de chefs d’Etat pourrait être « choisis ton camp camarade ». Dans ce partage du monde qui se profile entre les Etats-Unis et leurs alliés d’un côté, la Russie, la Chine de l’autre, les « non-alignés » sont particulièrement courtisés. L’Inde, le Sénégal et l’Indonésie qui ont refusé d’imposer des sanctions à la Russie ont ainsi été invités en Allemagne. Depuis les votes à l’Assemblée générale des Nations Unies sur les sanctions à l’encontre de Moscou, les Etats africains qui se sont abstenus sont aussi l’objet d’une entreprise de séduction. La guerre en Ukraine a ainsi accéléré et renforcé le mouvement de tectonique des plaques déjà en cours depuis quelques années sur le Continent. Grandes et moyennes puissances poussent leurs pions et tentent de dépecer les restes de ce qui fût nommé le « pré-carré français ». L’arrivée du Togo et du Gabon dans le Commonwealth est un épisode supplémentaire de ces luttes d’influences, qui se jouent aussi entre alliés.  

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20 mai, 2022 Leslie Varenne - Note

Dans une tribune intitulée « Nous marchons vers la guerre comme des somnambules », Henri Guaino établit des parallèles entre la situation internationale à l’aube des deux guerres mondiales et celle qui prévaut aujourd’hui à l’aune du conflit ukrainien. Une analyse en forme de supplique afin de ne pas répéter les erreurs de l’Histoire : « Ni Churchill, ni Roosevelt, n’avaient pensé qu’un jour ils ordonneraient de bombarder massivement les villes allemandes pour casser le moral de la population, ni Truman qu’il finirait en 1945 par recourir à la bombe atomique pour casser la résistance japonaise. »

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24 avril, 2022 Leslie Varenne - Note

La guerre au Sahel a été la grande absente de cette campagne électorale. La volonté de ne pas nuire à l’armée, en ces temps troublés de conflit en Ukraine, a étouffé tout débat comme si les candidats avaient oublié l’importance de la décision politique dans la conduite des opérations. Pourtant, dix ans après le début des combats, la région est toujours un grand théâtre de désolation. Les tueries de Moura au Mali et celles de la région de l’Oudalan au Burkina Faso démontrent qu’aucun enseignement de cette décennie n’a été tiré et que les mêmes logiques sont toujours à l’œuvre. 

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20 mars, 2022 Leslie Varenne - Note

Il est impossible de prédire toutes les conséquences pour le Sahel de la guerre en Ukraine. Cependant, certains effets sont d’ores et déjà visibles. L’envolée des prix, la disponibilité des matières premières, des céréales et, surtout, des engrais font craindre une aggravation de l’insécurité alimentaire dans de nombreux pays avec des risques non-négligeables de famine. Un autre contrecoup et non des moindres serait la réorientation des fonds des grands bailleurs au profit du conflit dans l’Est de l’Europe. Cela entraînerait une diminution de l’activité des ONG dans le Sahel dans l’un des pires moments de son histoire. Le directeur du Programme alimentaire mondiale (PAM) a supplié les pays développés de ne pas négliger le Sahel, la Libye, le Liban, la Syrie : « Si vous le faites, les conséquences seront catastrophiques, plus que catastrophiques. ». Mais en plus de ces graves conséquences humanitaires, c’est sur le terrain géopolitique et militaire que des mutations peuvent avoir lieu. 

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01 févr, 2022 Leslie Varenne - Note

En Afrique de l’Ouest, les événements s’enchaînent en mode turbo, chaque crise en nourrit une nouvelle jusqu’à former un magma qui se transforme en tsunami. Emmanuel Macron, qui a tout fait pour que l’épineuse question sahélienne ne s’invite pas dans la campagne présidentielle reste toujours silencieux. En revanche, Jean-Yves Le Drian et Florence Parly ont jeté méthodiquement à intervalles réguliers de l’huile sur le feu. Est-ce ainsi qu’ils comptaient éteindre les flammes ? Mais qu’importe puisque de toute façon l’incendie a pris. Plus que le « vent de l’histoire », c’est une bourrasque qui emporte tout et que rien ne semble pouvoir arrêter. Il y a seulement six mois, le général Lecointre, alors chef d’Etat-major, n’imaginait pas que la France puisse quitter le Sahel et l’Afrique de l’Ouest avant une vingtaine d’années. Aujourd’hui la survie de l’opération militaire française au Mali se compte en semaines, voire en jours. Si la rapidité des faits et la volatilité de la situation surprennent, c’est avant tout et surtout la réaction des opinions publiques qui a pris de court dirigeants africains et français.



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