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Ndjamena 2021-Elysée 2022
Leslie Varenne - Note - 05 févr, 2021

Sahel : à la recherche de la stratégie perdue...
Leslie Varenne - Note - 07 janv, 2021

Afrique de l'Ouest : le Grand Bond en arrière
Leslie Varenne - Note - 15 déc, 2020

L'OTAN en langue de bois
Hajnalka Vincze - Note - 10 déc, 2020
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24 févr, 2021 Leslie Varenne - Note

Au sommet de Ndjamena Emmanuel Macron a enchaîné les déclarations tout à la gloire de la stratégie française décidée l’an dernier : « Cet effort militaire défini à Pau a donc permis des victoires, nous a permis d'obtenir des résultats et a sauvé une deuxième fois le Sahel ». Mais, sous le vernis de ses propos optimistes, Emmanuel Macron est apparu confus, toujours à la recherche d’une boussole dans le dossier sahélien et a laissé une impression de malaise. Les déclarations du nouveau secrétaire d’Etat américain, Anthony Blinken, celle du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterrez, le silence des Européens et les non-dits des Présidents des pays du G5, montrent que ce trouble est largement partagé. Les quelques décisions prises lors de ce sommet posent plus de questions et de problèmes qu’elles n’apporteront de solutions, tant militairement que politiquement. Leurs effets seront perceptibles rapidement, un premier bilan devrait être réalisé au cours du trimestre prochain puisque le président français s’est inscrit dans le très court terme en imposant à ses pairs sahéliens une nouvelle rencontre au printemps. 

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05 févr, 2021 Leslie Varenne - Note

Le sommet de Pau avait été organisé par la France, en janvier 2020, pour clarifier les relations avec ses partenaires du G5 Sahel et les rappeler à leurs obligations en termes d’engagement militaire. La manière dont Emmanuel Macron avait « convoqué » ses homologues africains avait suscité de vives polémiques et surmédiatisé ce rendez-vous. Si la prochaine réunion de Ndjamena, qui se tiendra les 15 et 16 février, se prépare dans un climat plus apaisé, elle provoque néanmoins une grande effervescence tant du côté des autorités que des observateurs. Elle semble donc ouvrir la voie à une de ces grand-messes annuelles dont les partenaires internationaux raffolent. Mais pourquoi ritualiser ce genre de rendez-vous ? Ils donnent de la visibilité aux groupes terroristes qui savent aussi manier l’arme de la communication et en profitent pour mettre la pression sous de multiples formes, y compris par des attaques ciblées. Ils donnent également lieu à des bilans sur les actions menées et sur la stratégie adoptée lors du sommet précédent. L’expérience montre que la comparaison entre les résultats et les engagements pris est souvent peu flatteuse. A ce titre, Ndjamena est encore plus risqué que Pau, tout ce qui sera dit dans la capitale tchadienne, toutes les décisions adoptées seront analysées l’année prochaine, à l’aune du bilan écoulé, alors qu’Emmanuel Macron sera en pleine campagne électorale.

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07 janv, 2021 Leslie Varenne - Note

Depuis une dizaine de jours une suite d’événements tragiques se sont produits dans le Sahel. Le samedi 2 janvier dans deux villages de l’Ouest du Niger : Tchombangou et Zaroumdareye, dans la région des Trois frontières où sévit l’Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) 100 civils ont été assassinés lors d’une attaque perpétrée par une centaine d’assaillants arrivés à moto. Le même jour, deux militaires français appartenant au deuxième régiment de Hussards de Haguenau ont succombé à leurs blessures après que leur véhicule blindé léger ait été atteint par un engin explosif improvisé (IED) dans la région de Ménaka au Mali. Cinq jours plus tôt, trois autres soldats de Barkhane avaient trouvé la mort de la même manière à Hombori dans le cercle de Douentza. Ces décès portent à cinquante-cinq le nombre de militaires français décédés au Sahel

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15 déc, 2020 Leslie Varenne - Note

Au cours des dernières années, dans presque tous les pays d’Afrique de l’Ouest s’est opéré un net recul démocratique qui a connu son acmé lors des récentes élections. Ce retour à une forme d’autocratie présente de lourdes menaces sécuritaires et paralyse le nécessaire développement. Il est toujours difficile de généraliser une problématique à un ensemble de pays quand chacun d’eux a son histoire et ses spécificités propres. Il est aussi délicat d’évoquer une régression démocratique dans certains États comme le Togo, la Côte d’Ivoire ou la Guinée Conakry, qui n’ont jamais connu d’élections pacifiques et transparentes dans leur histoire. Cependant, il est incontestable que dans cette partie du continent se produit un net recul des libertés, un affaiblissement, voire dans certains pays une néantisation, des institutions qui engendre une totale dérégulation du jeu démocratique. Même des États qui étaient jusque-là érigés en modèles semblent entraînés par cette lame de fond… 

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10 déc, 2020 Hajnalka Vincze - Note

L’art de l’esquive, pratiqué à la perfection par Jens Stoltenberg, Secrétaire général de l’Alliance de l’Atlantique Nord, fut déployé dans toute sa splendeur lors d’un entretien accordé début décembre 2020 à Politico. Tous les sujets polémiques y furent passés en revue, sans même l’ombre d’une réponse ou d’une clarification pour aucun d’entre eux. En revanche, on a pu y admirer les principaux éléments de langage auxquels on aura droit dans les prochains mois. Petit dictionnaire du volapük otanien.

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