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Fin de Barkhane au Sahel, oui mais…
Leslie Varenne - Note - 14 juin, 2021

Ndjamena 2021-Elysée 2022
Leslie Varenne - Note - 05 févr, 2021

Sahel : à la recherche de la stratégie perdue...
Leslie Varenne - Note - 07 janv, 2021
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14 juin, 2021 Leslie Varenne - Note

Le jeudi 10 juin, lors d’une conférence de presse, Emmanuel Macron a annoncé la fin de Barkhane, sans pour autant expliciter le nouveau format de l’opération française dans la région. Selon ses déclarations, les modalités du nouveau dispositif devraient être connues dans les semaines à venir. Sur le fond, la révision de l’architecture sécuritaire dans le Sahel n’est pas taboue en soi, elle est même bienvenue pour sortir de l’impasse stratégique actuelle. Sur la forme en revanche, cette décision pose un certain nombre de problèmes qui engagent à la fois la parole de la France et son avenir dans la région ainsi que celui des pays d’Afrique de l’Ouest. 

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01 juin, 2021 Leslie Varenne - Note

Dans le JDD du dimanche 30 mai, Emmanuel Macron s’est livré une nouvelle fois à des « confidences » sur l’Afrique, passant en revue tous les sujets du moment sur le continent : économie, immigration, terrorisme, gouvernance. Au milieu de cet inventaire, un passage a fait l’effet d’une torpille. S’agissant de la situation au Mali après les événements du 24 mai, il a déclaré : «  (…) je ne resterai pas aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique, ni de transition » puis il a ajouté « l’islamisme radical au Mali avec nos soldats sur place ? Jamais de la vie ! Il y a aujourd’hui cette tentation au Mali. Mais si cela va dans ce sens, je me retirerai. » A elles seules, ces deux phrases résument la politique africaine de Gribouille menée par l’Elysée. Cette politique de balancier aussi irrationnelle qu’illisible démonétise la parole de la France qui perd pied progressivement, lentement mais sûrement sur tout le continent. La décision de la Cedeao de suspendre le Mali de son organisation mais de ne pas lui imposer de sanctions économiques et d’avaliser la récente prise de pouvoir par le colonel Assimi Goïta, le prouve. 

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24 févr, 2021 Leslie Varenne - Note

Au sommet de Ndjamena Emmanuel Macron a enchaîné les déclarations tout à la gloire de la stratégie française décidée l’an dernier : « Cet effort militaire défini à Pau a donc permis des victoires, nous a permis d'obtenir des résultats et a sauvé une deuxième fois le Sahel ». Mais, sous le vernis de ses propos optimistes, Emmanuel Macron est apparu confus, toujours à la recherche d’une boussole dans le dossier sahélien et a laissé une impression de malaise. Les déclarations du nouveau secrétaire d’Etat américain, Anthony Blinken, celle du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterrez, le silence des Européens et les non-dits des Présidents des pays du G5, montrent que ce trouble est largement partagé. Les quelques décisions prises lors de ce sommet posent plus de questions et de problèmes qu’elles n’apporteront de solutions, tant militairement que politiquement. Leurs effets seront perceptibles rapidement, un premier bilan devrait être réalisé au cours du trimestre prochain puisque le président français s’est inscrit dans le très court terme en imposant à ses pairs sahéliens une nouvelle rencontre au printemps. 

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05 févr, 2021 Leslie Varenne - Note

Le sommet de Pau avait été organisé par la France, en janvier 2020, pour clarifier les relations avec ses partenaires du G5 Sahel et les rappeler à leurs obligations en termes d’engagement militaire. La manière dont Emmanuel Macron avait « convoqué » ses homologues africains avait suscité de vives polémiques et surmédiatisé ce rendez-vous. Si la prochaine réunion de Ndjamena, qui se tiendra les 15 et 16 février, se prépare dans un climat plus apaisé, elle provoque néanmoins une grande effervescence tant du côté des autorités que des observateurs. Elle semble donc ouvrir la voie à une de ces grand-messes annuelles dont les partenaires internationaux raffolent. Mais pourquoi ritualiser ce genre de rendez-vous ? Ils donnent de la visibilité aux groupes terroristes qui savent aussi manier l’arme de la communication et en profitent pour mettre la pression sous de multiples formes, y compris par des attaques ciblées. Ils donnent également lieu à des bilans sur les actions menées et sur la stratégie adoptée lors du sommet précédent. L’expérience montre que la comparaison entre les résultats et les engagements pris est souvent peu flatteuse. A ce titre, Ndjamena est encore plus risqué que Pau, tout ce qui sera dit dans la capitale tchadienne, toutes les décisions adoptées seront analysées l’année prochaine, à l’aune du bilan écoulé, alors qu’Emmanuel Macron sera en pleine campagne électorale.

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07 janv, 2021 Leslie Varenne - Note

Depuis une dizaine de jours une suite d’événements tragiques se sont produits dans le Sahel. Le samedi 2 janvier dans deux villages de l’Ouest du Niger : Tchombangou et Zaroumdareye, dans la région des Trois frontières où sévit l’Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) 100 civils ont été assassinés lors d’une attaque perpétrée par une centaine d’assaillants arrivés à moto. Le même jour, deux militaires français appartenant au deuxième régiment de Hussards de Haguenau ont succombé à leurs blessures après que leur véhicule blindé léger ait été atteint par un engin explosif improvisé (IED) dans la région de Ménaka au Mali. Cinq jours plus tôt, trois autres soldats de Barkhane avaient trouvé la mort de la même manière à Hombori dans le cercle de Douentza. Ces décès portent à cinquante-cinq le nombre de militaires français décédés au Sahel

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