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Actualités

Insécurité maritime et insécurité alimentaire

18 mai, 2017

Les conférences organisées par le ministère des Armées ont le mérite d’être claires, précises, concises. Ce fut le cas, une nouvelle fois, ce 17 mai, pour celle portant sur le Golfe de Guinée et l’insécurité maritime, animée par le vice-amiral, Emmanuel de Oliveira, commandant en chef pour l’Atlantique. L’insécurité maritime touche les 18 Etats du Golfe de Guinée qui tous ont une très forte dépendance à la mer [1]. 

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La justice française refuse d’extrader un criminel de guerre kosovar

09 mai, 2017

Ramush Haradinaj, ancien commandant de la rébellion albanaise de l’UÇK pendant la guerre du Kosovo, a été interpellé en France en janvier dernier, suite à un mandat d’arrêt international lancé par la Serbie à son encontre en 2004 pour crimes de guerre. Le 27 avril dernier, la Cour d’appel de Colmar a refusé son extradition ; la Serbie, elle, a rappelé son ambassadeur pour consultation. Il revient désormais au gouvernement français de statuer sur son extradition.

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Alstom vendu à Bombardier ?

02 mai, 2017

 

Alstom, scandale d’Etat, saison 2.

Résumé de la saison 1 : le 19 décembre 2014, l'assemblée générale des actionnaires d'Alstom a autorisé la vente des activités de sa branche Energie à General Electric (GE). La France capitulait devant son allié américain en lui cédant, dans des conditions litigieuses et rocambolesques, les activités rentables et stratégiques d’un de ses fleurons industriels.

Patrick Kron, PDG d’Alstom et artisan de cette vente à GE, motivait ainsi cette reddition en rase campagne : « les marchés sont en train de changer (...) et nous n'avons pas la taille critique". D'où la nécessité pour Alstom de « s'adosser à un concurrent qui a les reins suffisamment solides pour affronter la concurrence. C'est la garantie de l'emploi pour les salariés. » Par ailleurs, le produit de la vente de la branche Energie devait renflouer la branche Transports et lui assurer un avenir pérenne.

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Dernières parutions

19 mai, 2017 Leslie Varenne - Note d'analyse

Pour la quatrième fois en six ans, des mutins ont tenu la Côte d’Ivoire au bout de leurs kalachnikovs. Pendant quatre jours, une grande partie d’Abidjan et presque toutes les villes de l’intérieur ont été sous leur contrôle. Ce dernier accès de fièvre, n’est en réalité rien d’autre que le énième soubresaut de la guerre de 2011 qui n’en finit pas de livrer ses spasmes. Si cette guerre n’a pas produit des effets aussi visibles et délétères que celle qui a eu lieu en Libye, elle a néanmoins engendré une crise systémique qui secoue le pays à intervalles réguliers. Le Président Alassane Ouattara est un des premiers responsables de cette situation, mais il en est aussi le prisonnier. Comme en Irak en 2003, l’armée républicaine de Côte d’Ivoire a été totalement déstructurée par cette guerre. Depuis son accession au pouvoir, il est un chef sans armée, dépendant des commandants de l’ex-rébellion qui l’ont aidé à s’installer. En six ans d’exercice, il n’a pas su, pas pu ou pas voulu remédier à cette situation. Il n’a donc pas eu d’autre solution que de plier, de satisfaire les exigences des soldats insoumis et de payer les 7 millions de CFA réclamés par chacun des 8400 insurgés, quitte à sortir de cette séquence très affaibli (1). De toute évidence, il n’y avait pas d’alternative, puisque l’armée « loyaliste » ne montrait aucune velléité d’aller mater les mutins.


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07 mai, 2017 Alain Corvez - Tribune libre

La sauvage agression du Yémen par l’Arabie Séoudite se déroule depuis mars 2015 dans l’indifférence générale des pays occidentaux pourtant ardents à donner des leçons de morale au monde entier pour dénoncer les crimes des Etats auxquels ils sont hostiles, voire dont ils veulent changer les dirigeants, qui ne répondent pas à leurs critères, par la force des armes, en dehors de toute légalité internationale. Une hypocrisie odieuse marque leur politique qui n’est, en fait, que celle décidée à Washington.



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28 avril, 2017 Leslie Varenne - Note d'analyse

Ils étaient 11, il n’en reste plus que 2. Dans cette campagne présidentielle qui ressemble à un jeu de téléréalité, la politique internationale a été, une fois encore, le parent pauvre du débat. Pourtant, le monde est en proie à de grands tremblements ; le risque d’attaque nucléaire est sérieusement envisagé ; la catastrophe afghane est réactivée [1], chaque jour des milliers de civils meurent dans les guerres d’Irak, de Syrie, du Yémen ou lors de conflits larvés comme en République Démocratique du Congo, au Congo Brazzaville, dans le Sahel. Ce début de 21ème siècle signe également la recrudescence de pratiques barbares lors de ces conflits [2]. Face à cet état des lieux, que fera Emmanuel Macron, s’il est élu le 7 mai 2017 ? Remettra-t-il en cause les grandes lignes suivies par le Quai d’Orsay depuis dix ans, qui ont conduit la France à être au mieux inefficace et inaudible, au pire, de se faire l’apôtre des va-t’en guerre ? Sa dernière déclaration concernant la Syrie ne prédispose pas à penser qu’il opérera de changement. Le 28 avril à Amiens, il a, en effet, déclaré « Je condamne avec la plus grande fermeté l’utilisation d’armes chimiques par le régime de Bachar el-Assad. Cela contrevient d’une part au Droit International et d’autre part aux accords de 2013. Et donc si je suis élu président de la République, je prendrais les dispositions en lien avec la coalition et, si possible sous mandat de l’ONU, mais même sans mandat de l’ONU pour neutraliser ses capacités chimiques du régime de Bachar el-Assad ». Avec cette annonce, non seulement Emmanuel Macron inscrit ses pas dans les traces des deux derniers Présidents de la République qui ont toujours privilégié les valeurs, « l’ingérence humanitaire », aux principes, le droit international, mais à l’instar de Donald Trump, il s’octroie la possibilité d’une intervention unilatérale. Cela étant, il faut rester prudent et ne pas prendre au pied de la lettre les déclarations d’un candidat en campagne, le pire n’est jamais certain, il y a souvent des gaps abyssaux, heureux ou malheureux entre les paroles et les actes. En revanche, le choix des hommes pressentis pour le conseiller dans ce domaine donne des indications plus crédibles que des bribes de discours déclamés sous les feux de l’actualité. Deux noms ont particulièrement attiré l’attention de l’IVERIS, ceux de Gérard Araud et de Justin Vaïsse.

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14 avril, 2017 Maxime Chaix - Tribune libre

Triple lauréat du prix Pulitzer, le célèbre éditorialiste du New York Times, Thomas Friedman, a récemment conseillé à l’administration Trump de soutenir militairement Daech en Syrie, tout en luttant contre cette même organisation terroriste en Irak. Une politique aussi contradictoire et dangereuse permettrait, selon lui, d’« imposer suffisamment de pression sur Assad, la Russie, l’Iran et le Hezbollah » pour qu’ils acceptent de négocier le départ du Président syrien. Au début de cette chronique, intitulée « Pourquoi Trump combat-il l’EI en Syrie ? », Thomas Friedman opère une distinction pour le moins hasardeuse entre ce qu’il décrit comme le « Daech territorial », qui s’étend de l’Irak à la Syrie, et le « Daech virtuel », qui mobilise ses recrues via le cyberespace. D’après lui, ce dernier élément est « satanique, cruel et amorphe ; il dissémine son idéologie grâce à Internet. Il endoctrine des adeptes en Europe et dans le monde musulman (...) [, et il constitue] la première menace qui pèse sur [le monde occidental].» Ayant comme principal objectif de vaincre Bachar el-Assad et ses soutiens, le « Daech territorial » est, au contraire, perçu par Thomas Friedman comme un atout stratégique pour les États-Unis et leurs alliés. D’après lui, sa défaite militaire en Irak et en Syrie entraînerait une multiplication des attentats du « Daech virtuel » en Occident et ailleurs, dans le but de compenser la disparition du « califat » d’Abou Bakr al-Baghdadi.

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06 avril, 2017 Leslie Varenne - Note d'actualité

Le 4 avril 2016, une dizaine de jours après la réélection contestée de Denis Sassou Nguesso à la Présidence de la République, les premiers bombardements s’abattaient sur le département du Pool au Congo Brazzaville. Le 4 avril 2017, deux hélicoptères de combat bombardaient la localité de Missafou. Bilan provisoire : 4 morts, 7 blessés. Depuis un an, dans l’indifférence générale, le pouvoir congolais multiplie les atrocités, meurtres, pillages, incendies de villages, viols, arrestations arbitraires, y compris de femmes et d’enfants. En octobre 2016, l’IVERIS s’interrogeait déjà : « combien de temps encore les exactions commises par l’armée et les milices du Président congolais pourront-elles être cachées sous le tapis de la « communauté internationale » et des organisations humanitaires ? Combien de temps encore Denis Sassou Nguesso pourra-t-il rester à la tête d’un Etat qui s’enfonce inexorablement dans une profonde crise militaire, politique, économique et sociale ? » (1) Le temps passe, les questions restent, rien ne change…  

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14 mars, 2017 Leslie Varenne - Note d'analyse

Pendant toute la durée du conflit à Alep, les hôpitaux de cette ville ont été au cœur de « l’information de guerre ». Les médias occidentaux et les ONG ont déploré tant de bombardements sur les structures de santé situées dans les quartiers Est, que cette partie de la ville aurait pu passer pour la zone la plus médicalisée au monde. Tant de nouvelles, fausses ou approximatives, ont été relayées qu’il a été difficile de démêler l’écheveau. Cependant, après la libération d’Alep, grâce à l’aide de médecins Aleppins rencontrés lors de la mission humanitaire à laquelle l’IVERIS a pu participer, il est désormais possible de dénouer les fils [1].  

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