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Entretiens



La fragile entente de l’Iran avec Moscou et Washington


04 févr, 2017 Maria Liamtceva

L’année 2016 a vu le retour de l’Iran sur la scène internationale. D’une part, Téhéran a combattu au sein de la coalition aux côtés de la Russie en Syrie. D’autre part, les accords sur le nucléaire iranien ont soufflé un vent chaud sur les relations avec l’occident. Cependant, l’année 2017 s’ouvre sur une note bien différente. Dans cet entretien, Youlia Svechnikova, chargée de recherche à l’Institut d’expertise de l’École des hautes études en sciences économiques à Moscou, analyse les changements potentiels pour l’Iran, liés à la nouvelle administration américaine. Elle explore également la situation régionale de Téhéran dans un Moyen Orient en plein changement.

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Le 21ème siècle sera celui de l’Arctique ou ne sera pas…


08 déc, 2016 Maria Liamtceva

Dans cet entretien, Yelena Stetsko, maître de conférence au département de politique mondiale de la faculté des relations internationales de l’université de Saint-Pétersbourg, revient sur tous les enjeux de la Route Maritime du Nord. La région de l’Arctique se trouve au centre d’intérêts géostratégiques et économiques de nombreux Etats dont l’Asie qui s’y positionne de plus en plus. Malgré les tensions géopolitiques actuelles, les discussions et la coopération entre les Etats-Unis et la Russie au sein du Conseil de l’Arctique se poursuivent.

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Aux sources de l'échec de la coalition contre l'Etat islamique


24 oct, 2016 Leslie Varenne

Entretien avec Fabrice Balanche, agrégé de géographie, ancien directeur du Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient à la Maison de l’Orient. Il est actuellement chercheur invité au Washington Institute.

Au cours de l’histoire, il a toujours été mis en place des coalitions et elles remportaient des succès assez rapides. Cette coalition contre l’Organisation de l’Etat islamique (EI), qui comprend les pays occidentaux, les monarchies du Golfe et la Jordanie, obtient des résultats militaires très peu probants. Est-il possible de dire que les causes de cet enlisement sont dues aux divergences sur le futur de la Syrie et de la région ?

La coalition est minée depuis le départ par des dissensions sur les buts de guerre. A la base, au milieu de l’année 2014, cette coalition correspondait à la volonté des Américains de forcer la main des pays du Golfe pour qu’ils acceptent la destruction de l’EI et pas la destruction du régime de Bachar el-Assad. L’Arabie Saoudite finance al-Nosra, (ce groupe lié à al-Qaeda a changé de nom et est devenu Fatah al-Cham), via des groupes intermédiaires, et le Qatar a même financé l’EI jusqu’au printemps 2014 pour nuire à l’Arabie Saoudite puisqu’elle soutient le groupe jihadiste concurrent. Barack Obama a sifflé la fin de la récréation, mais son autorité sur les pétromonarchies du Golfe est limitée. L’Arabie Saoudite et le Qatar sont entrés dans la coalition en trainant les pieds, mais en échange ils ont obtenu le soutien des USA dans leur guerre au Yémen.

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L'avenir de la coopération russo-chinoise


02 oct, 2016 Maria Liamtceva

Entretien avec Yana Leksioutina, docteur en sciences politiques, maître de conférence à la Chaire des études américaines de l’Université d’État de Saint-Pétersbourg.

La coopération russo-chinoise a contribué à la résolution de questions délicates telles que l’évacuation des armes chimiques de Syrie, ou encore à des accords sur le programme nucléaire iranien. S’agit-il de la preuve d’une alliance entre les deux pays ou simplement d’une pragmatique convergence d’intérêts ?

C’est la manifestation de la convergence de leurs intérêts. Ou bien, comme on le dit souvent, de la « similarité » des approches des deux pays vis-à-vis des problèmes internationaux et régionaux. Cette convergence est ressentie sur de nombreuses questions internationales et régionales. Dans le cas de la Chine, on ne peut pas parler de solidarisation  avec quel pays que ce soit. Pékin ne fait qu’agir en accord avec ses propres intérêts. 

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Entretien avec Andrei Ostrovskiy


04 sept, 2016 Maria Liamtceva

Les relations entre la Russie et la Chine se sont renforcées depuis le conflit ukrainien qui a éloigné l’Occident de la Russie. Le tournant de 2014 a provoqué un rééquilibrage des priorités, notamment au niveau économique et sécuritaire. Ce rapprochement se traduit par des actions concrètes comme le financement de projets d’infrastructure et la signature d’un des plus grands contrats énergétiques à hauteur de 400 milliards de dollars. Le rôle de la Chine n’est plus uniquement régional et ses ambitions se matérialisent comme en témoignent les résultats de la banque asiatique d’investissement qui a tenu sa première réunion annuelle à la fin du mois de juin 2016. En outre, les deux pays collaborent dans d’autres forums dont l’organisation de coopération de Shanghai. Sur le plan bilatéral et militaire, la Chine et la Russie ont mené en 2015 un exercice naval majeur.
La Chine cependant maintient une réserve quant à la question de la Crimée et du Donbass. En effet, elle n’a ni condamné ni approuvé la position russe.
Alors que se tient le sommet du G-20 dans la ville chinoise d'Hangzhou, le professeur Andrei Ostrovskiy spécialiste des relations sino-russes et membre de l’académie des sciences russes, livre dans cette interview exclusif son éclairage sur la situation actuelle.

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