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2019, nouvelle année d'épreuve pour les Syriens
09 avril, 2019 Anas Alexis Chebib

Pour comprendre la situation actuelle du peuple syrien, l’IVERIS s’est entretenu avec le docteur, Anas Alexis Chebib, de retour de Damas et de Soueïda où il s’était rendu pour participer à deux colloques : un premier sur la bioéthique organisé par l’UNESCO et le second organisé par la société syrienne de radiologie (1).

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De la Syrie au Sahel
28 mars, 2019 Leslie Varenne

Il y a plus d’un an, en octobre 2017, le chef d’Etat-major US, le général Dunford, annonçait un déplacement de la guerre en Syrie : « La guerre est en train de se déplacer. Je ne suis pas sûr qu’on puisse dire qu’elle se déplace vers l’Afrique seulement. Nous sommes confrontés à un défi qui s’étend de l’Afrique de l’Ouest à l’Asie du Sud-Est. » 

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Abdel Fattah al-Sissi, le nouveau raïs du monde arabe ?
02 avril, 2018 Roland Lombardi

Sans surprise, le président Abdel Fattah al-Sissi a été réélu avec 97,08 % des suffrages. Le seul intérêt de ce scrutin joué d’avance était le taux de participation, puisque le tenant du titre n’avait pas de véritable challenger, l’opposition ayant été réduite au silence. Avec 41,05% de votants, un bon score pour une élection dans ce pays, les Egyptiens accordent au chef de l’Etat une réelle légitimité. Certes, le Maréchal n’est pas un parangon de démocratie, pour autant son bilan en politique intérieure est loin d’être négatif. Il a combattu les islamistes, protégé les coptes et a fait de la lutte contre la corruption, qui était un véritable fléau sous Hosni Moubarak, son cheval de bataille. Les résultats économiques ne sont pas au rendez-vous, néanmoins les Egyptiens ont quelques raisons d’espérer, grâce notamment à la découverte d’un immense gisement de gaz naturel. Mais c’est, sans conteste, sur le plan international que le président Abdel Fattah al-Sissi a le mieux réussi. Il a ainsi permis à son pays, le plus grand du monde arabe, avec 100 millions d’habitants, de reprendre sa place d’acteur central de la scène régionale. Pour comprendre, le rôle de l’Egypte, au Moyen-Orient et en Afrique, l’IVERIS propose un entretien avec Roland Lombardi, chercheur associé à l’IREMAM (1)

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Mali : les dangers de la seule option militaire
12 févr, 2018 Yehia Ag Mohamed Ali

La dégradation sécuritaire au Mali est préoccupante. Pour le seul mois de janvier 2018, selon le chef d’Etat-major malien, au moins 80 personnes, dont 29 militaires ont été tuées dans des attaques terroristes. L’assaut contre le camp militaire de Soumpi, le 27 janvier dernier, revendiqué par le Groupe de Soutien de l’Islam et des Musulmans (JNIM), marque incontestablement un tournant dans cette guerre de basse intensité. Les conflits sont toujours générés par de multiples causes. Cet article, analyse seulement les facteurs internes au Mali et détaille et les événements militaires survenus depuis 2006 - date qui marque le début des tensions sécuritaires - qui ont conduit à la situation actuelle.  

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Afghanistan et maintenant ?
30 janv, 2018 Patricia Lalonde

En moins de dix jours, l’Afghanistan a vécu quatre attaques sanglantes, dont trois dans des lieux stratégiques et symboliques de Kaboul. Les victimes se comptent par centaines. Depuis plus d’une année, la violence augmente à un point tel que Donald Trump a décidé, en août 2017, d’envoyer des troupes supplémentaires au lieu de les retirer comme il l’avait pourtant promis lors de sa campagne électorale. A l’évidence, ce renforcement militaire des Etats-Unis, n’apporte pas les effets escomptés et la situation sécuritaire continue de se dégrader. Quelles sont les causes de cette escalade ? Quels sont les risques ? Pour répondre à ces questions, l’IVERIS propose un entretien avec Patricia Lalonde, député européen, spécialiste de l’Afghanistan. 

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Le pivot africain
01 nov, 2017 Leslie Varenne

L' Afrique de l'Ouest dans l’œil du cyclone US

Depuis la mort de quatre soldats des Etats-Unis au Niger, tombés dans une embuscade le 4 octobre dernier, les citoyens américains découvrent l'Afrique et la présence de leur armée sur ce continent. Cet engagement n'est pourtant pas nouveau. Sous les deux mandats de Barack Obama, leur présence militaire n'a cessé de croître. SOFRICA, le commandement des opérations spéciales en Afrique dont le siège est à Tampa en Floride, et Africom, le commandement des USA pour l'Afrique, basé à Stuttgart en Allemagne, ont multiplié leurs bases et leurs opérations (1). Selon Vice News : « En 2006, seulement 1% de tous les commandos américains déployés à l'étranger se trouvaient en Afrique. En 2010, ils étaient 3% ; en 2016, ce nombre avait bondi à plus de 17%.» (2). Le Pentagone reste très discret, secret sur son engagement dans cette partie du monde. Officiellement, ils seraient 6000 G.I. dispatchés sur tout le continent, mais ce chiffre est, sans aucun doute, fort éloigné de la réalité (3). En effet, la base de Djibouti héberge 4000 soldats, le Niger en compte, à lui seul, 1000 et les militaires américains sont présents dans au moins vingt pays (4-5). Le compte n’y est pas....

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Tempête sur le grand Moyen-Orient
10 oct, 2017 Leslie Varenne

Comme l’écrit Michel Raimbaud : « Cet ouvrage est destiné à tous ceux qui s’intéressent aux peuples arabes et/ou musulmans, à leur histoire et leur avenir. Mettant en évidence la vérité profane et politique des évènements actuels et le versant fallacieux de l’appel pseudo-religieux qui les inspire, il vise également un public bien plus large, celui des personnes désireuses de déchiffrer et de démystifier ce vieux monde où l’on sème si facilement la mort et la destruction au nom du Bien, si ce n’est au nom de Dieu. »  

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Syrie : six ans de guerre et maintenant ?
01 juil, 2017 Michel Raimbaud

 Mardi 27 juin, une conférence intitulée « Syrie, six ans de guerre et maintenant ? » a eu lieu à Paris à l’initiative de l’association « Chrétiens de Syrie pour la Paix ». L’IVERIS publie le texte de l’allocution de l’ancien ambassadeur de France, Michel Raimbaud, auteur du remarquable ouvrage « Tempête sur le Grand Moyen-Orient » (1). 

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Le Moyen-Orient et le monde après le passage de la tempête Donald Trump
23 juin, 2017 Alain Corvez

On reconnaît l’arbre à ses fruits : depuis le voyage du président américain au Moyen-Orient, l’Arabie Séoudite et ses alliés ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar et pris des mesures pour étouffer le minuscule émirat sous prétexte de son soutien au terrorisme takfiri alors que tous les spécialistes savent que l’Arabie soutient DAESH et ses géniteurs que sont Al Qaïda et ses avatars depuis l’origine.

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Le New York Times conseille à Donald Trump de soutenir Daech
14 avril, 2017 Maxime Chaix

Triple lauréat du prix Pulitzer, le célèbre éditorialiste du New York Times, Thomas Friedman, a récemment conseillé à l’administration Trump de soutenir militairement Daech en Syrie, tout en luttant contre cette même organisation terroriste en Irak. Une politique aussi contradictoire et dangereuse permettrait, selon lui, d’« imposer suffisamment de pression sur Assad, la Russie, l’Iran et le Hezbollah » pour qu’ils acceptent de négocier le départ du Président syrien. Au début de cette chronique, intitulée « Pourquoi Trump combat-il l’EI en Syrie ? », Thomas Friedman opère une distinction pour le moins hasardeuse entre ce qu’il décrit comme le « Daech territorial », qui s’étend de l’Irak à la Syrie, et le « Daech virtuel », qui mobilise ses recrues via le cyberespace. D’après lui, ce dernier élément est « satanique, cruel et amorphe ; il dissémine son idéologie grâce à Internet. Il endoctrine des adeptes en Europe et dans le monde musulman (...) [, et il constitue] la première menace qui pèse sur [le monde occidental].» Ayant comme principal objectif de vaincre Bachar el-Assad et ses soutiens, le « Daech territorial » est, au contraire, perçu par Thomas Friedman comme un atout stratégique pour les États-Unis et leurs alliés. D’après lui, sa défaite militaire en Irak et en Syrie entraînerait une multiplication des attentats du « Daech virtuel » en Occident et ailleurs, dans le but de compenser la disparition du « califat » d’Abou Bakr al-Baghdadi.

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Hôpitaux d’Alep : la sale guerre…
14 mars, 2017 Leslie Varenne

Pendant toute la durée du conflit à Alep, les hôpitaux de cette ville ont été au cœur de « l’information de guerre ». Les médias occidentaux et les ONG ont déploré tant de bombardements sur les structures de santé situées dans les quartiers Est, que cette partie de la ville aurait pu passer pour la zone la plus médicalisée au monde. Tant de nouvelles, fausses ou approximatives, ont été relayées qu’il a été difficile de démêler l’écheveau. Cependant, après la libération d’Alep, grâce à l’aide de médecins Aleppins rencontrés lors de la mission humanitaire à laquelle l’IVERIS a pu participer, il est désormais possible de dénouer les fils [1].  

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Aux sources de l'échec de la coalition contre l'Etat islamique
24 oct, 2016 Leslie Varenne

Entretien avec Fabrice Balanche, agrégé de géographie, ancien directeur du Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient à la Maison de l’Orient. Il est actuellement chercheur invité au Washington Institute.

Au cours de l’histoire, il a toujours été mis en place des coalitions et elles remportaient des succès assez rapides. Cette coalition contre l’Organisation de l’Etat islamique (EI), qui comprend les pays occidentaux, les monarchies du Golfe et la Jordanie, obtient des résultats militaires très peu probants. Est-il possible de dire que les causes de cet enlisement sont dues aux divergences sur le futur de la Syrie et de la région ?

La coalition est minée depuis le départ par des dissensions sur les buts de guerre. A la base, au milieu de l’année 2014, cette coalition correspondait à la volonté des Américains de forcer la main des pays du Golfe pour qu’ils acceptent la destruction de l’EI et pas la destruction du régime de Bachar el-Assad. L’Arabie Saoudite finance al-Nosra, (ce groupe lié à al-Qaeda a changé de nom et est devenu Fatah al-Cham), via des groupes intermédiaires, et le Qatar a même financé l’EI jusqu’au printemps 2014 pour nuire à l’Arabie Saoudite puisqu’elle soutient le groupe jihadiste concurrent. Barack Obama a sifflé la fin de la récréation, mais son autorité sur les pétromonarchies du Golfe est limitée. L’Arabie Saoudite et le Qatar sont entrés dans la coalition en trainant les pieds, mais en échange ils ont obtenu le soutien des USA dans leur guerre au Yémen.

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Ne pas céder à la terreur de Daech
04 sept, 2016 Pr Abderrahmane Mekkaoui

Croyant ou athée, il est très difficile de comprendre les tenants et les aboutissants de cette guerre asymétrique entre l'organisation de l’Etat Islamique (EI) et la coalition internationale constituée de soixante nations dont la France. Dans sa propagande diffusée avec intelligence sur les réseaux sociaux, Daech joue la victime de l’Occident et de ses alliés de Tanger à Djakarta. Selon Aamaq, leur agence de presse, Dar Al-Islam est attaquée et fait l'objet d'une agression internationale menée par les infidèles, nommés Kouffars, qui massacrent les croyants et détruisent flore et faune. D'après leur autre porte-voix, le journal Dabiq, « l'Occident mécréant » et ses alliés veulent maintenir la Oumma (la communauté) dans l'ignorance, la pauvreté et la division. Ce discours victimaire, nourri par un langage religieux décontextualisé, dont les termes sont bien choisis dans le Coran, est un message dans le message. Son contenu décrypté prône le Djihad offensif, c’est-à-dire la guerre générale et éternelle, incitant chaque musulman, là où il se trouve, à apporter son aide et son soutien en utilisant tous les moyens dont il dispose. Daech s'oppose au djihad spirituel pacifique sans ne jamais mentionner pourquoi les « infidèles » ont déclaré la guerre à cette organisation terroriste et omet délibérément de préciser que cette guerre qui lui est déclarée a pour but premier la protection des populations civiles décimées par lui-même, et comme second objectif la défense des alliés de la région menacés par le chaos et la désarticulation.

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ISIS communication process
30 mars, 2016 Dr Marcin Styszynski

Although information chaos and various forms of jihadist propaganda, ISIS has implemented particular communication methodology regarding official announcements of terrorist attacks and further promotion of jihadist activities.



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Ouagadougou : qui sont les véritables commanditaires ?
19 janv, 2016 Leslie Varenne

L’attentat terroriste qui a fait 29 morts et 30 blessés à Ouagadougou et dans le Nord du Burkina est la première attaque djihadiste d’envergure dans ce pays. Dans l’après-midi du 15 janvier les assaillants ont tiré sur une gendarmerie, puis dans la soirée, ils se sont lancés à l’assaut de deux cibles : le Splendid Hôtel et le café Cappuccino situés, eux, dans le centre de la capitale. Immédiatement, ces attentats ont été revendiqués  par al-Quaeda au Maghreb islamique (AQMI) en précisant que c’était sa « filiale » al-Mourabitoune qui était passée à l’action. Cette organisation est dirigée par le djihadiste Moktar Belmoktar. Le drame survient quinze jours après l’investiture du nouveau Président Roch Marc Christian Kaboré et quatre mois après la tentative de coup d’Etat manqué du général Gilbert Diendéré. Compte tenu de certains faits troublants en provenance de Côte d’Ivoire et des liens qu’entretenaient l’ancien Président Blaise Compaoré et quelques hommes de son clan avec certains chefs djihadistes, il parait légitime de s’interroger sur les véritables commanditaires de ces attentats meurtriers.  

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Les différences essentielles entre al-Qaida et l’Etat islamique
29 déc, 2015 Dr Marcin Styszynski

Afin de mieux comprendre les risques représentés par l’Etat islamique (EI), il est important de confronter et de comparer les capacités militaires et opérationnelles de cette organisation avec sa rivale, al-Qaida, qui jouait, avant l’apparition de l’EI, un rôle essentiel dans le djihad global. Les différences concernent trois critères fondamentaux : l’idéologie, la stratégie et l’économie. 

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L’attentat de Bamako et la surenchère djihadiste
23 nov, 2015 Dr Marcin Styszynski

Après le crash de l’avion russe au Sinaï, les attentats à Beyrouth le 12 novembre, les attaques à Paris du 13 novembre, la communauté internationale a été, une nouvelle fois, éprouvée par la brutalité du terrorisme avec la prise d’otages au Mali.  

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