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KIVU : une bande dessinée pour convaincre ?
16 nov, 2018 Loïk Le Floch-Prigent

Jean Van Hamme, le scénariste de XIII et Largo Winch, signe une nouvelle bande dessinée qui n’aura sans doute pas le même succès car elle met le doigt sur un drame humanitaire honteux, celui du Kivu, cette province de l’Est de la République Démocratique du Congo, celle des mines de Coltan et de Cobalt.

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La République Démocratique du Congo dans l’impasse
15 nov, 2018 Boniface Musavuli

L’immensité de la République Démocratique du Congo, un pays aussi grand que l’Europe, sa richesse en matières premières et en terres arables en fait un Etat éminemment stratégique. L’actualité congolaise est difficile à décrypter tant les acteurs internationaux et régionaux sont nombreux. A quelques semaines d’improbables élections, l’IVERIS s’est entretenu avec l’un des meilleurs analystes de RDC, Boniface Musavuli qui explique de manière claire et précise les enjeux et les problématiques de ce pays. 

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OIF : quatre ans de malheurs
14 oct, 2018 Leslie Varenne

Le 5 octobre dernier, Denis Mukwege reçoit le prix Nobel de la Paix, c’est une grande nouvelle, c’est une bonne nouvelle. Ce médecin congolais est trop souvent réduit à son activité de gynécologue : « l’homme qui répare les femmes », alors que son action s’inscrit dans un contexte plus large, celui de la reconstruction des blessés d’une guerre qui se déroule dans l’Est du Congo depuis 24 ans. Ce prix est donc une reconnaissance, certes tardive, de toutes les victimes de la République Démocratique du Congo (RDC), ce pays dont la chair est à vif depuis de trop longues années. Mais les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Le 12 octobre, Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires Etrangères du Rwanda, de décembre 2009 à octobre 2018, est nommée à la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Cette désignation est une gifle infligée à tous les Congolais. Personne n’ignore ou ne peut ignorer, il suffit de lire les rapports de l’ONU, le rôle central qu’a joué et que joue encore le Rwanda dans la déstabilisation et les crimes perpétrés en RDC. Ce n’est pas le moindre des paradoxes que d’offrir le siège de la francophonie à un petit Etat, devenu anglophone, en insultant le plus grand pays francophone au monde (la RDC compte 80 millions d’habitants). Mais cet affront ne concerne pas uniquement les Congolais, il touche également tous les Africains avides d’alternance, de liberté et de développement. Comment expliquer une telle bourde de la diplomatie française qui a œuvré à cette nomination ? Sûrement pas par l’exemplarité supposée de Kigali en matière de droits de femmes ou de nouvelles technologies, comme Emmanuel Macron le déclare à l’envi.

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Le cas Kagamé, point aveugle de l'ordre mondial
08 sept, 2018 Roland Hureaux

Du point de vue de l’ordre mondial aujourd’hui dominant, le clivage est simple : il y a d’un côté les tenants de cet ordre, se déclarant favorables au libéralisme, à la démocratie, aux droits de l’homme, au rapprochement entre les peuples à travers la libre circulation des marchandises, des capitaux et des hommes, ennemis de tous les excès, gens de bonne compagnie, politiquement corrects, bref les « fréquentables » ; de l’autre côté, il y a ceux qui s’opposent à de cet ordre, qu’ils soient de droite ou de gauche, plus ou moins extrémistes, généralement hostiles à la démocratie et indifférents aux droits de l’homme, les « illibéraux », qui se sont retrouvés ou se retrouvent du même côté que tous les affreux : Milosevic, Saddam Hussein, Assad, les ayatollahs, voire Poutine, Orban, Kurz, bref les « infréquentables », liés à ce que les Américains appellent les  Etats voyous (rogue states) ? Au regard de l’histoire, les opposants à l’ordre mondial se trouvent de proche en proche, taxés de complicité à l’égard des pires crimes du XXème siècle, dont bien évidemment les crimes nazis : dès que le débat s’échauffe, quand il y a débat ce qui est rare, le point Godwin est vite atteint et ils font l’objet de la fatale reductio ad hitlerum

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La Russie opére un retour spectaculaire en Afrique subsaharienne
03 sept, 2018 Leslie Varenne

En octobre 2016, dans le cadre de l’activité de son Institut, l’IVERIS avait reçu, lors d’une réunion privée, un diplomate russe. Aux questions posées sur la place de la Russie en Afrique, le représentant de la Fédération de Russie, s’était montré un brin nostalgique, déplorant la disparition de l’influence de Moscou sur le continent depuis la fin de la guerre froide. A peine deux ans plus tard, il est difficile d’établir une liste exhaustive des dizaines de coopérations russo-africaines, dans les domaines militaires, énergétiques, miniers ou encore nucléaires, signées ou en passe de l’être. Le mémorandum paraphé, en juillet 2018 lors du sommet des BRICS à Johannesburg, avec la Communauté de Développement de l’Afrique australe (SADC) est sans doute l’un des accords les plus marquants. Cette organisation régionale très influente compte 16 pays et non des moindres, comme l’Afrique du Sud, la République Démocratique du Congo (RDC) ou encore l’Angola. Ce qui surprend, c’est la vitesse avec laquelle ces partenariats ont été effectués, la plus grande partie ayant été ratifiée entre 2017 et le premier semestre 2018. Avant la chute du mur, Moscou avait signé 37 pactes d’assistance technique et économique et 42 accords commerciaux, aujourd’hui, elle n’est pas loin de renouer avec ses scores d’antan.

Excepté en RDC où les Congolais voient d’un mauvais œil un soutien russe au président Kabila, après l’accord de coopération militaire passé entre les deux Etats, la majorité des opinions publiques des pays concernés regarde goguenarde cette avancée, pas fâchée de voir les anciens colonisateurs et les USA se faire coiffer au poteau. Les dirigeants occidentaux, eux, déjà passablement agacés de ne pouvoir contenir la Chine sur le continent, s’irritent et s’alarment. Faut-il comprendre les récents voyages de Theresa May et d’Angela Merkel en Afrique à l’aune de cette sourde inquiétude ? (1)


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La RDC dans une situation exceptionnelle
20 oct, 2017 Leslie Varenne

Eve Bazaïba, secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo (MLC) parti de Jean-Pierre Bemba, emprisonné à la Haye depuis neuf ans, a accordé un entretien à l’IVERIS. Elle revient sur la situation politique en RDC et sur les dernières révélations de la CPI.

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Meurtres en série dans le Kasaï
04 juin, 2017 Leslie Varenne

Depuis le 20 décembre 2016, date de la fin constitutionnelle du mandat du Président Joseph Kabila, la République Démocratique du Congo (RDC) vit une crise politique, sociale et sécuritaire majeure. Pour calmer les Congolais et ne pas risquer un embrasement du pays, le gouvernement a initié des dialogues politiques entre sa majorité et l’opposition. Le 31 décembre 2016, sous l’égide des évêques catholiques, un accord a été signé entre toutes les parties. Selon cet accord, l’élection présidentielle devait se tenir avant la fin 2017, mais il y a fort à parier que cet engagement ne sera pas tenu, aucune date n’ayant été encore annoncée. Si Kinshasa, la capitale, est restée calme malgré les remous politiques, des troubles ont éclaté des de nombreuses provinces : au Nord et Sud Kivu, au Kongo-Central, en Ituri et au Tanganyika. Les événements les plus graves se sont déroulés dans le Kasaï-Central. Depuis août 2016, ces troubles ont fait, selon l'ONU, des milliers de morts, dont 3 300 pour les seuls cinq premiers mois de l’année 2017. Quarante fosses communes ont été mises à jour et plus d’un million de personnes ont été déplacées. 
Pour comprendre les événements qui se déroulent dans le Kasaï, l’IVERIS propose un entretien avec Robert Kongo, correspondant en France du journal kinois, le Potentiel.

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Afrique Centrale : la poudrière
19 sept, 2016 Leslie Varenne

Partie III

L'avenir de la République Démocratique du Congo : une question de souveraineté

A partir de ce jour, la République Démocratique du Congo entre dans une zone de turbulence, la violence et l’intensité des événements est à la mesure des attentes et des espoirs déçus. La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) devait annoncer le 19 septembre 2016, le chronogramme de la prochaine élection présidentielle, elle ne l’a pas fait, officialisant ainsi à la fois le report du grand jour à une date ultérieure et le non-respect des délais légaux inscrits dans la Constitution. C’est à la lumière de l’histoire de ce pays, ravagé par la misère, qu’il faut mesurer la charge symbolique, l'espérance que représente, pour les Congolais, cette élection présidentielle qui aurait dû se tenir le 27 novembre 2016.

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L'avenir de la République Démocratique du Congo : une question de souveraineté
19 sept, 2016 Leslie Varenne

A partir de ce jour, la République Démocratique du Congo entre dans une zone de turbulence, la violence et l’intensité des événements est à la mesure des attentes et des espoirs déçus.

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Kinshasa : african chaos
08 juin, 2016 Leslie Varenne

En RDC, les crises s’empilent les unes sur les autres, politiques et sécuritaires d’abord mais aussi économiques, sociales et sanitaires. Kinshasa est à l’image de ce chaos, de ce sens dessus dessous ; des charrettes à bras, où s’empilent des tonnes de ferrailles tirées/poussées par des hommes maigres et en sueur, sont doublées par de puissants 4/4 à 100 000 dollars ; des immeubles luxueux ont vue sur des habitats si précaires qu’ils ne peuvent même plus être nommés bidonvilles. La capitale congolaise plonge celui qui la regarde dans un état de confusion : sentir, comprendre, chercher les mots…  Il semble que nombre de Kinois aient acquis une sorte d’immunité face à la misère et aux inégalités criantes au point d’en perdre le sens de la mesure et de la décence. La confusion est plus grande encore lorsque le Premier ministre Matata Ponyo vante les réussites de son gouvernement : éducation, santé, secteur des routes, sans oublier évidemment le fameux taux de croissance à 6,5 %... Quant à la situation sécuritaire dans l’Est du pays, au Nord et Sud-Kivu, le Premier ministre affirme sans rougir « la paix et la sécurité deviennent de plus en plus une réalité dans ces deux provinces. » De quel pays parle-t-il ?

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Une saine colère
01 mai, 2016 Loïk Le Floch-Prigent

La géopolitique intéresse-t-elle encore les hommes politiques ? Nous aimerions que la France, comme par le passé, continue à peser sur l’évolution du monde, aide  à comprendre les grands enjeux et favorise les transformations nécessaires des pays avec lesquels nous sommes liés par l’histoire et l’économie. Pour cela il faudrait observer les réalités sans être dans le déni. Deux éléments me frappent lorsque je lis les commentaires de ceux qui nous gouvernent ou aspirent à le faire, c’est à la fois l’absence d’observation et l’absence de réflexion. Par exemple : parler à tort et à travers des « valeurs de la République » et paraitre ignorer que la démocratie ne peut commencer que lorsque l’alternance est possible devrait nous alerter. Il n’en est rien !  

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