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Justice des vainqueurs, retour sur Srebrenica
23 mars, 2019 Général Dominique Delawarde

Le 20 mars 2019, Radovan Karadzic, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Aucune vraie surprise à première vue. Toutefois, en y regardant de plus près, un témoignage capital de 2005, celui du général canadien Mac Kenzie, commandant la Force de l'ONU à l'époque des faits, met en évidence un « deux poids, deux mesures » du jugement, flagrant et choquant à la fois, et conteste, à juste titre, certains aspects de la « vérité médiatique » devenue « vérité historique »(1).

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La jurisprudence Gbagbo
29 janv, 2019 Leslie Varenne

Désormais, dans tous les cours de droit international, les étudiants devront ferrailler avec la jurisprudence Gbagbo. La Cour pénale internationale vient en effet d’inventer un nouveau concept juridique tout à fait révolutionnaire : le maintien en détention d’une personne acquittée et donc reconnue innocente des faits qui lui étaient reprochés. Les universitaires et les futurs avocats qui plancheront sur cette jurisprudence-là, se préparent des nuits blanches, des migraines, des « nervous breakdown ».

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CPI : bilan et perspectives
05 déc, 2018 Leslie Varenne

Le 30 novembre dernier, l'IVERIS a eu le plaisir d'être convié par le cercle Jean Dodin pour animer une conférence sur la justice internationale.

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CPI : le film n'est pas fini...
27 sept, 2018 Leslie Varenne

A la tribune de l’assemblée générale des Nations Unis, Donald Trump, s’est livré à une sévère saillie contre la Cour Pénale Internationale (CPI). Cette institution n’a à ses yeux « aucune légitimité, aucune autorité », les USA « n’abandonneront jamais la souveraineté américaine à une bureaucratie mondiale non élue et irresponsable ». Ces propos confortent ceux tenus quelques jours plus tôt, par son conseiller à la sécurité nationale, John Bolton. Cette institution est d’autant plus fragilisée par ces déclarations tonitruantes, que les principaux Etats qui la financent, Japon, Royaume-Uni, Allemagne, France, ne l’ont pas ou peu soutenu lors de ces attaques. En attendant, de savoir à quelle sauce elle va être mangée, la CPI poursuit ses travaux et a un rendez-vous très attendu le 1er octobre avec la Côte d’Ivoire.

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La CPI prend l'eau de toutes parts
13 oct, 2017 Leslie Varenne

Outre les révélations de Mediapart, sur lesquelles l’IVERIS reviendra dans un prochain article, la Cour Pénale Internationale (CPI) continue de toucher le fond.
En effet, le 11 octobre, Eric Bacard, fonctionnaire de la Cour depuis 2004, ancien expert en médecine légale auprès du Tribunal Pénal International pour la Yougoslavie (TPIY), était entendu comme témoin lors du procès de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé. Son audition était fort ennuyeuse en apparence, mais en apparence seulement. En réalité, elle a mis en lumière des faits essentiels à la manifestation de la vérité et a également permis de prendre la mesure de l’amateurisme de cette justice internationale en matière scientifique.

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Les pays africains ont raison de quitter la CPI
24 févr, 2017 Guehi Brence

Cette interview de Leslie Varenne est parue dans le journal ivoirien "Le Temps" le samedi 18 février. 

Après le passage de plusieurs témoins, comment jugez-vous aujourd’hui le procès de Gbagbo ?

Le procès Gbagbo est absurde, à ce titre il reflète bien le monde dans lequel nous vivons actuellement. Il n’a ni queue ni tête et n’est étayé par rien de concret, rien de solide. Aucune enquête sérieuse n’a été réalisée, ni autopsie, ni balistique, rien.  D’un point de vue strictement judiciaire, c’est tout simplement aberrant. 

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CPI : autopsie d'un naufrage judiciaire
22 déc, 2016 Leslie Varenne

Partie I

Plusieurs Etats africains ont annoncé leur retrait de la Cour Pénale Internationale (CPI), il s’agit de l’Afrique du Sud, du Burundi et de la Gambie. La Russie a également décidé de retirer sa signature du traité de Rome, qu’elle n’avait, par ailleurs, pas ratifié. L’hémorragie ne devrait pas s’arrêter là puisque d’autres pays, le Kenya, les Philippines, et l’Ouganda ont déjà fait part de leur intention de claquer la porte de cette Institution. La Namibie, quant à elle, a adopté une position originale, elle reste, mais à une condition : que les Etats-Unis en deviennent membre. Ces départs sont importants ; pour autant, ils ne sont pas responsables de l’état de mort cérébrale dans lequel se retrouve cette juridiction, ils ne sont que la conséquence de l’agonie de cette forme de justice internationale. Si la CPI n’a aucune chance de sortir de l’unité de soins palliatifs dans laquelle elle s’est elle-même installée, c’est avant tout parce que l’idéologie qui l’a portée sur les fonds baptismaux a trépassé. Cette Cour a été fondée pour porter les « nobles idéaux » de ses principaux bailleurs de fonds occidentaux : droits de l’homme, droit d’ingérence, protection des populations civiles avec la Responsabilité de Protéger (R2P). Ces « valeurs », répétées à l’infini et tordues dans tous les sens, se sont révélées être de simples instruments d’une politique internationale au service d’un monde unipolaire. Les conflits de 2011, en Libye et en Côte d’Ivoire, ont dévoilé l’imposture. Quels droits humains ont été préservés alors que les résolutions des Nations Unies n’ont pas été respectées et le droit international bafoué ? Quelles populations ont été protégées par la R2P, pour la première fois mise en œuvre lors de ces deux guerres menées par des coalitions occidentales [1] ? Sûrement pas celles de Duekoué en Côte d’Ivoire ou de Tawergha en Libye. Les secousses telluriques qui traversent le monde actuellement sont dues aux retours de boomerang des conflagrations de 2011. Si les Russes et les Chinois ont, dès octobre 2011, mis leur véto au Conseil de Sécurité au projet de résolution sur la Syrie, c’est parce qu’ils avaient retenu les leçons des conflits libyen et ivoirien. La Syrie a redistribué les cartes, les va-t-en-guerre américains et leurs alliés européens ne décident plus seuls, le monde devient multipolaire et entre de plain-pied dans le 21ème siècle, emportant avec lui l’étendard des « valeurs » occidentales du siècle dernier. La CPI aurait pu sortir de son coma et survivre à ces bouleversements si elle avait su dépasser son rôle d’instrument de « l’approche globale » [2], de gardienne du temple du droit du plus fort et qu’elle était devenue la Cour d’une véritable justice internationale impartiale et efficace. Il n’en est rien...

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Dans les médias
16 févr, 2016 Leslie Varenne

Interview de Leslie Varenne à France 24 sur la situation des réfugiés ivoiriens. Cinq années après la guerre de 2011, ils sont encore plus de 100 000 à vivre loin de leur pays.

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CPI : chronique d’un désastre
06 févr, 2016 Leslie Varenne

Compte rendu de la première semaine d’audience
retransmise en direct sur le site de la CPI[i].

Cette première semaine d’audience à la Cour Pénale Internationale (CPI) où comparaissaient Laurent Gbagbo et son éphémère ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé, a démontré, à l’excès, l’amateurisme de cette Cour. Le dossier Côte d’Ivoire est ouvert depuis cinq ans, l’institution a donc eu le temps de se préparer. Pourtant la Procureur, Fatou Bensouda, son premier substitut, Eric MacDonald et la représentante des victimes, Paolina Massidda ont démontré leur méconnaissance de ce pays. Longtemps le débat sur la CPI s’est porté sur sa légitimité, sur le fait qu’elle ne juge que des Africains et qu’elle soit un instrument de politique internationale au service de l’Occident au même titre que la diplomatie, les sanctions ou les embargos. Après cette semaine d’audience, un pas a été franchi. La question centrale qui se pose désormais est celle de sa capacité à rendre la justice. Si ce procès arrive à son terme, ce qui n’est pas certain, il n’y aura que des vaincus. La justice internationale, les inculpés et leur défense, enfin et surtout toutes les victimes ivoiriennes. Aucune vérité ne peut sortir de cette Cour.

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ICC : chronicle of a disaster
06 févr, 2016 Leslie Varenne

Minutes of the first week of hearing broadcast live on the ICC website [i].

The first week of the trial of Laurent Gbagbo and his short lived Minister of Youth, Charles Ble Goude, at the International Criminal Court (ICC) overly demonstrated the amateurism of the Court. As the procedure on Ivory Coast has been on the table for five years, the institution had time to prepare. Yet the Prosecutor, Fatou Bensouda, her senior prosecutor, Eric MacDonald and the representative of the victims, Paolina Massidda, demonstrated their ignorance of Ivory Coast. For a long time, criticism of the ICC focused on its legitimacy, on the fact that it was only prosecuting Africans and that it was an instrument of international policy for the West, as are diplomacy, sanctions or embargoes. After this week’s hearing a threshold has been crossed. The central issue is now clearly the ability of this court to deliver justice. If this trial comes to an end, which is far from certain, there will only be losers : the international justice, the accused and their defense, finally and above all, the Ivorian victims. No truth can come out of this Court. 

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Dans la presse
29 janv, 2016

Interview de Leslie Varenne sur le procès à la CPI, publié dans la Dépêche du Midi le 29 janvier 2016

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