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La Libye après Berlin
27 janv, 2020 IVERIS

Une semaine après, que reste-t-il de la conférence de Berlin du 19 janvier 2020 ? Alors que les tous les participants s’étaient entendus pour faire respecter l’embargo sur les armes, celui-ci a déjà été violé par plusieurs pays, selon l’ONU. Le cessez-le-feu, autre point qui a fait l’unanimité lors de cette réunion n’a pas, non plus, été respecté. A quoi cette conférence internationale, fortement médiatisée, a-t-elle servi ? Afin d’en comprendre les véritables enjeux, l’IVERIS a réalisé un entretien avec un spécialiste de la Libye, Moncef Djaziri, professeur à l'Institut d'Études politiques de l’université de Lausanne.

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Congo Brazzaville : un si triste anniversaire
06 avril, 2017 Leslie Varenne

Le 4 avril 2016, une dizaine de jours après la réélection contestée de Denis Sassou Nguesso à la Présidence de la République, les premiers bombardements s'abattaient sur le département du Pool au Congo Brazzaville. Le 4 avril 2017, deux hélicoptères de combat bombardaient la localité de Missafou. Bilan provisoire : 4 morts, 7 blessés. Depuis un an, dans l'indifférence générale, le pouvoir congolais multiplie les atrocités, meurtres, pillages, incendies de villages, viols, arrestations arbitraires, y compris de femmes et d'enfants. En octobre 2016, l'IVERIS s'interrogeait déjà : « combien de temps encore les exactions commises par l'armée et les milices du Président congolais pourront-elles être cachées sous le tapis de la « communauté internationale » et des organisations humanitaires ? Combien de temps encore Denis Sassou Nguesso pourra-t-il rester à la tête d'un Etat qui s'enfonce inexorablement dans une profonde crise militaire, politique, économique et sociale ? » (1) Le temps passe, les questions restent, rien ne change…  

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Afrique centrale, l'impossible alternance
03 oct, 2016 Leslie Varenne

Dans les neuf pays que compte l'Afrique centrale, six élections présidentielles ont été organisées entre mars et août 2016. Seul le vote en République Centrafricaine s'est déroulé dans des conditions acceptables. Même Sao Tomé et Principe, pourtant montré comme un exemple de démocratie, a connu un scrutin agité avec des accusations de fraude. Au Tchad, au Gabon, au Congo Brazzaville, en Guinée équatoriale les pouvoirs en place depuis des décennies ont été reconduits lors de consultations critiquées. La septième élection de l'année, qui devait se dérouler en République Démocratique du Congo en novembre 2016, n'aura pas lieu. C'est pourtant la première fois que les Congolais auraient eu la possibilité de faire entendre leur voix dans les urnes depuis l'indépendance en 1960. Les citoyens de ces pays n'ont jamais autant aspiré à une véritable démocratie qui mettrait fin à un système de gouvernance gangréné par la corruption et le népotisme et par conséquent à leur misère. Les taux élevés de participation aux divers scrutins attestent de cette envie d'alternance. La volonté populaire d'en finir coûte que coûte avec ces Présidences autocratiques expliquent l'intensité des crises pré ou post électorales. Une nouvelle fois, des deux Congo, Brazzaville et Kinshasa, nous parviennent des images de cadavres gisant dans le sang. Insoutenable. Une nouvelle fois, une fois de trop…

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Les massacres du Pool et la politique des trois singes
18 avril, 2016 Leslie Varenne

Editorial

Le 19 mars dernier, à la veille de l'élection présidentielle au Congo Brazzaville, l'IVERIS concluait l'article « Une élection à huis-clos » ainsi : « Les Congolais seront donc seuls face à ce moment crucial de leur histoire. Si la terre tremble, il n'y aura pas de témoins. » Le « SI » est devenu réalité. Depuis le 4 avril dernier, dans le département du Pool, la terre tremble. Les villages sont bombardés, mitraillés, pillés par un curieux aréopage composé de milices pro-gouvernementales, de militaires de l'armée congolaise, de policiers et de supplétifs recrutés dans la population. Aucun journaliste, aucune ONG, hormis les cinq volontaires de Caritas choisis par le pouvoir pour entrer dans cette zone de 34 000 km2 et de 234 000 habitants, ne sont autorisés à pénétrer dans ce département. Le pays est en état de siège et les Congolais restent désespérément seuls avec leurs centaines de morts, leurs blessés et leurs milliers de déplacés.

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