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Le nouveau Premier ministre italien, partisan d’un « Schengen de la défense »

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11 décembre, 2016
Observatoire transatlantique
Hajnalka Vincze


Paolo Gentiloni, jusqu’ici ministre des Affaires étrangères italien et qui succède aujourd’hui à Matteo Renzi comme Premier ministre, est un adepte de l’idée de noyau dur en matière de défense européenne. 

Dans une tribune qu’il a signée en septembre dernier, Paolo Gentiloni voit en Europe « de nouvelles perspectives s’ouvrir » à la suite du vote du Brexit. Notamment dans le domaine de la défense où, de toute évidence, « des progrès significatifs sont difficiles à réaliser à 28 Etats membres »(1). Il désigne trois dossiers prioritaires : la mise en place d’un quartier général permanent, le renforcement de la base industrielle et technologique de défense, et la création d’une force multinationale européenne, de la taille d’une division (10-15000 hommes). Il déclare que « L’Italie propose qu’un noyau dur d’Etats membres accélèrent leur intégration en matière de défense, en laissant aux autres l’option de s’y joindre ultérieurement ».(2) Pour Paolo Gentiloni, si cette coopération plus étroite ne peut pas être lancée dans les cadres de l’UE (coopération structurée permanente), elle devra l’être en dehors des traités (Schengen de la défense). A suivre les 15-16 décembre prochains, à la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement.

(1) Paolo Gentiloni, EU needs ‘Schengen for defense’, Politico, 15 septembre 2016.

(2) Sur le concept de noyau dur/avant-garde voir de l'auteur: Une avant-garde pour préserver et renforcer la souveraineté européenne, in "Pour une Europe européenne - une Avant-garde pour sortir de l impasse", dir. Henri de Grossouvre, 2007, pp 22-34.

Tags:
europe de la défense, italie


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