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Alstom vendu à Bombardier ?

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02 mai, 2017
Actualité et événement
Leslie Varenne


 

Alstom, scandale d’Etat, saison 2.

Résumé de la saison 1 : le 19 décembre 2014, l'assemblée générale des actionnaires d'Alstom a autorisé la vente des activités de sa branche Energie à General Electric (GE). La France capitulait devant son allié américain en lui cédant, dans des conditions litigieuses et rocambolesques, les activités rentables et stratégiques d’un de ses fleurons industriels.

Patrick Kron, PDG d’Alstom et artisan de cette vente à GE, motivait ainsi cette reddition en rase campagne : « les marchés sont en train de changer (...) et nous n'avons pas la taille critique". D'où la nécessité pour Alstom de « s'adosser à un concurrent qui a les reins suffisamment solides pour affronter la concurrence. C'est la garantie de l'emploi pour les salariés. » Par ailleurs, le produit de la vente de la branche Energie devait renflouer la branche Transports et lui assurer un avenir pérenne.

Tous les observateurs qui suivaient de près ce dossier savaient que les raisons invoquées étaient fallacieuses et ont alerté sur cette cession qui mettait en péril l’indépendance de la France. Pourtant, le gouvernement a capitulé sans état d’âme.

Et ce qui devait arriver, arriva...

Saison 2 :

C’est un article explosif du magazine Capital  du 22 mars 2017 qui annonce la nouvelle, article passé curieusement inaperçu pendant la campagne électorale. Selon ce journal « Bouygues cherche à vendre sa participation de 28% dans Alstom. Si l’Etat n’intervient pas, ce qu’il reste d’un de nos fleurons industriels pourrait bien passer sous pavillon étranger. Le canadien Bombardier serait le candidat le plus sérieux. » Capital poursuit : « Le 18 octobre 2017, le pacte d’actionnaires conclu il y a trois ans entre Bouygues  et le ministère de l’Economie pour permettre à ce dernier de peser dans le dossier Alstom  prendra fin. Avec, à la clef, un choix cornélien pour l’Etat : débourser trois milliards d’euros pour garder les 20% prêtés par Bouygues ou les lui rétrocéder. Tout en sachant que ce dernier ne fait pas mystère de son désir de les vendre au plus offrant, fût-il étranger. »

Toujours selon ce journal, l’offre du canadien Bombardier serait déjà sur la table et elle aurait l’assentiment de Bouygues et d’Alstom. Ce dossier se trouvera sur le bureau du prochain locataire de l’Elysée. Que fera le nouveau gouvernement ?